17 juillet 2009
De ma fenêtre, je vois...
Mon défi a l'air de bien fonctionner. J'ai déjà pu me mettre à la fenêtre de plusieurs blogueurs et admirer la vue. Textes et photos sont au rendez-vous.
Par mail, j'ai reçu le texte d'Anne-Marie, mon ancienne collègue. Ancienne? C'est pas qu'elle soit si vieille mais elle a pris une retraite anticipée.
Malheureusement, ce jour-là, le temps n'était pas très beau pour Anne-Marie et, de sa fenêtre, elle a observé le monde et ses malheurs.
De ma fenêtre qui s'ouvre sur la vie, je vois un ami qui s'en va encore trop tôt, je crois.
Je vois nos jeux d'enfants, nos réunions d'amis, nos rires et nos émois.
Que de montages floraux, j'ai réalisés avec lui.
Quelle patience, il a eue avec moi...
Quelle tendresse, il a toujours éprouvée pour ma maman.
Je revois aussi le courage de Jean, le père de mes enfants.
Qui face à cette même maladie a lutté pendant deux ans.
On s'était dit:" On va se battre, on va y arriver..."
Nous y croyions pourtant certains jours: "Ca y est, on a tué la bête..."
Et puis, sournoisement, elle revenait à l'attaque.
Comment ne pas voir en ouvrant cette fenêtre, tous ceux qui nous ont entourés: la famille, les amis, les compagnons de chambres dont des enfants, les infirmières et médecins de Bruxelles dévoués, délicats et compétents.
Et puis , le couperet est tombé: 3 mois grand maximum. Plus d'espoir. Tout s'écroule.
Je vois aussi le jour annoncé et mes derniers gestes d'amour et de tendresse. J'entends mes dernières paroles. Pas de réponse. Impossible de parler. Il le fait par ses larmes...
Et aujourd'hui, je vois mon amie vivre la même épreuve, comme beaucoup d'autres. Je l'imagine forte pour lui, sa belle-mère, ses enfants.
Je lui crie à tue-tête, par la fenêtre : bon courage Béa, bon courage.
J'ouvrirai peut-être plus tard une fenêtre moins triste et moins nostalgique.

Fauvette est une nouvelle venue sur les blogs. Petit à petit, elle attrape le virus qui la fait voyager de blog en blog. Peut-être vous a-t-elle déjà laissé un commentaire. Elle aime la nature, les voyages, la lecture, les chansons à textes et ... les orages.
Fauvette a relevé le défi. Elle m'a envoyé 2 textes et plusieurs photos. Mettre tout ça en page me prendra du temps, ce sera donc pour plus tard. Mais je ne résiste pas à la tentation de vous mettre tout de suite 2 textes rédigés par des enfants, par ses enfants : Alizée et Maxime qui fut mon élève. Je n'avais jamais pensé lui donné un devoir de vacances mais c'est chose faite avec ce défi.
Neuf ans pour Alizée, onze pour Maxime. Vous allez voir que ces enfants ont du talent. Quand je pense à certaines rédactions que je corrige, devant ces textes, je reste bouche bée.
Alizée
Par la fenêtre, je vois des oiseaux survolant le sapin des voisins. Je vois l'océan derrière le mur de pierres. Des abeilles volant de fleur en fleur. Deux beaux rouges-gorges faisant naître leurs petits. De belles mouettes se posant sur le sable chaud. Des petits chatons allant de maison en maison. De belles roses nappées de la rosée du matin. La fumée des cheminées des maisons au loin. Les beaux nuages blancs qui flottent dans le ciel. Un phare entouré de gros rochers. Je sens le bon parfum des gâteaux de grand-mère. Je vois le beau soleil du matin. De grands bateaux naviguant sur l'eau. Le beau potager de papa. Le poulailler du fermier. La mare où nagent les canards. La plaine de jeux où s'amusent les enfants. Le château de Bouillon à côté des nids des pélicans. Le grand et magnifique cygne sur le lac. Le grand trottoir où se promènent les gens du quartier. De grandes herbes où se cachent les champignons des lutins. De grandes plantes qui poussent à toute vitesse. Des feuilles qui tombent dans l'herbe mouillée. Des animaux par milliers se promenant dans le monde.
Maxime
Par la fenêtre, je vois des petits oiseaux naître à côté de leur maman bleue. Derrière mon jardin, il y a un champ doré où bondissent des lapins blancs, gris, noirs,... A côté de ce petit champ, il y a une ferme où se baladent une poule avec ses petits poussins jaunes. Des belles roses s'épanouissent au soleil levant. Un long sentier qui mène jusqu'à la mer. Sur cette mer se posent des mouettes, des pélicans, des goélands,...Devant ce sentier se trouve un grand arbre garni d'une multitude de fruits ; des cerises, des pommes, des poires, des pêches, des nectarines, des bananes,...Devant cet arbre se trouve une machine à voyager de pays en pays, les pays les plus fabuleux ! A côté de cette machine se trouve une cabane garnie de pommes de pin de même couleur que les planches, parfait pour observer les oiseaux. Devant notre maison, il y a un avion que nous prenons pour voyager de pays en pays. Nous allons d'abord au Kenya. Puis nous allons en Antarctique et nous rentrons à la maison pour une bonne nuit de sommeil avant le prochain voyage. Peut-être qu'on vous le racontera...
On peut leur mettre une bonne note, n'est-ce pas? Dans quelque temps, les textes de leur maman. On verra qui a le plus de talent!
La citation du jour : Tu entends, maman, l'ambulance, elle a mis ses larmes, parce qu'elle transporte un blessé. (Clément 3 ans et demi)
