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09 décembre 2018

Derniers livres lus

EE

 

 

Vous n'allez pas me croire : j'ai 3 ans de retard sur mes billets littéraires ! Heureusement que j'ai un autre blog consacré à mes lectures ! Le titre "Derniers livres lus" est donc bien mal choisi ! 

Allez, c'est parti avec, tout d'abord, E-E Schmitt. 

Cette fois, Eric-Emmanuel Schmitt nous parle d'une expérience vécue. Il remonte 25 ans en arrière. Alors qu'il était âgé de 28 ans, il part en Algérie sur les traces de Charles de Foucault, explorateur et missionnaire. 

L'auteur traverse le désert, accompagné d'un touareg. Là, en plein coeur du désert, il vivra une expérience mystique. 

Parti athée, ses croyances sont changées et influenceront toute sa vie.

E-E S n'essaye pas d'influencer le lecteur, il n'impose ses idées d'aucune façon, il n'apporte évidemment pas de preuves de l'existence de Dieu, mais invite simplement le lecteur à réfléchir sur le sujet en livrant sa propre expérience.

Inutile de dire que la plume de l'auteur est belle, il n'en est pas à son premier bouquin. 

Bien que ce "roman autobiographique" comporte nombre de qualités, il ne m'a pas intéressé. Ce livre est court, je l'ai donc lu jusqu'au bout. Dans le cas contraire, je me serais certainement arrêté avant la fin.

PS J'aime beaucoup la couverture. 

Pour les amateurs du genre ou les inconditionnels d'E-E Schmitt. 


 

Résultat de recherche d'images pour "tu me manques harlan coben"Harlan Coben ne m'a jamais déçu. "Tu me manques" est le 22e roman que je lis de lui et, une fois de plus, j'ai adoré. Pourtant, je suis entré assez tard dans le roman. Alors que la plupart des thrillers me scotchent au fauteuil dès les premières pages, celui-ci a commencé trop lentement à mon goût. 

Dans ce roman, Harlan Coben a laissé tomber Myron Bolitar et son acolyte, pour prendre comme héroïne, une policière. 

18 ans plus tôt, Kate a perdu son père, assassiné par un tueur à gages à la solde d'un homme influant sur lequel il enquêtait. Peu de temps après, son fiancé, Jeff,  la quitte. 

Inscrite par une amie sur un site de rencontres, Kate pianote sur son clavier et voit la photo de son ex. Elle hésite pour finalement lui envoyer un message. L'homme lui répond mais, dans un premier temps, il ne semble pas la reconnaitre. Il finit par lui signifier qu'il ne veut pas renouer avec elle. 

Brandon, un adolescent, orphelin de père, appelle Kate à l'aide. Elle est devenue policier comme son père et Brandon veut qu'elle retrouve sa mère disparue un peu plus tôt, soi-disant partie avec Jeff qu'elle a rencontré sur le site. 

Kate ne croit pas vraiment à la disparition de la mère de Brandon mais comme elle semble être partie avec son ex, elle lui promet quand même d'enquêter.

Elle ne le sait pas encore mais elle met le doigt dans un nid de guêpes : des usurpations d'identité, des détournements d'argent, des disparitions multiples, des morts,...et une équipe de bandits impitoyables.

Parallèlement elle enquête sur la mort de son père. Comment cet assassinat peut-il être lié à la disparition de Jeff qui a même changé de nom? 

Difficile de vous parler de ce bouquin tant il est dense. Je vous dirai juste que c'est un coup de coeur pour moi.

 

coeur

 


 

grenouille 2

Dans "Le rêve de la grenouille", Elise Fischer ne parle pas de ce charmant batracien, mais de Lise, petite fille aussi menue et souple qu'une grenouille.

Chez elle, tout le monde ou presque a un surnom : sa petite soeur "la fouine", la toute petite "Marie Malice" et même la mère "Poulette". Sa meilleure amie est surnommée "Le blanc" vu son teint très pâle. 

Le mot "grenouille" me permet de participer à mon challenge du mois dont la contrainte est "animal".

De l'auteure, j'ai lu, il y a tout juste un an, "La tante de Russie", tante de Lise dont il est fait mention à plusieurs reprises dans ce récit, car cette tante inconnue éveille l'imaginaire de la petite fille. 

La petite fille vit dans un quartier qu'on appelle "La route" au milieu de petites gens, pas forcément malheureux, mais pas riches, obligés de vivre à plusieurs dans un deux-pièces. Lise vit d'ailleurs avec Fine, sa grand-mère qui veut tout régenter. Cette dernière s'entend mal avec Poulette, sa belle-fille érudite. 

La mère de LIse aime les mots, mots que la petite Grenouille attrape au vol et retient dans sa petite tête. La petite, elle aussi, aime les mots. Elle veut devenir journaliste ou écrivain. Mais dans cette famille où l'argent manque souvent, Lise devra travailler très tôt au lieu de poursuivre ses études, pour son plus grand désespoir.

Sa grande envie : écrire l'histoire de cette tante qui a tout quitté pour aller vivre en Russie. Lise mène l'enquête. Sa tante l'obsède quelque peu et elle veut en savoir plus...

La Grenouille épie les femmes du village qui, réunies au lavoir, parle à tort et à travers. C'est ainsi qu'elle apprend, sans toujours bien les comprendre, les choses de la vie. 

Des portraits de femmes lorraines dans les années 50/60.


grenouille 2

Lise, surnommée la Grenouille a grandi. D'ailleurs elle supporte de moins en moins ce surnom ! 

Ses passions restent les mots, les livres, le théâtre. Elle veut être institutrice ou journaliste, rêve de faire du théâtre, d'écrire des romans, notamment sur sa tante de Russie.

Elle rêve mais sait très bien que ses parents vont lui mettre des bâtons dans les roues. On ne doit pas viser plus haut que sa condition, on ne se mélange pas avec les gens haut placés, on ne fréquente pas les garçons,... 

A cette époque (les années 60), les interdits sont nombreux, et il faut souvent les braver si l'on veut vivre un peu, ce que ne manque jamais de faire la Fouine, sa petite soeur qui n'a peur de rien.

Lise, elle, est embrigadée dans son éducation. Même si elle voudrait en sortir, elle est retenue par tout ce que sa mère lui dit.

Elle rencontre pourtant un garçon dont elle tombe amoureuse. Une correspondance, quelques rencontres en cachette des parents, puis, tout à coup, plus rien, le garçon disparait de la circulation. Lise ne comprend pas, le lecteur si...

La Grenouille rentre au lycée. Quel bonheur que celui d'apprendre ! Et pourtant, deux ans plus tard, ses parents l'inscrivent dans une autre école, une école où elle apprendra un métier et qui lui permettra de ramener sa paye à la maison.

Adieu le théâtre, adieu son désir de devenir institutrice ou journaliste. Il faut obéir aux parents, encore et toujours! Lise a appris à obéir et à mettre son propre bonheur entre parenthèses. 

Une rencontre avec un autre garçon, qui ne parviendra pas à lui faire oublier le premier, mais qu'elle acceptera quand même d'épouser. 

Après ses noces, elle apprendra pourquoi son premier amoureux a disparu... Le lecteur l'avait deviné...

J'ai beaucoup aimé ce second opus qui plonge le lecteur dans une époque bien différente de celle dans laquelle nous vivons. Une époque que j'ai connue, mais j'étais tout petit et je ne me posais pas de questions...

 

smiley 1

 


 

convergences-Brunet

Voici le septième roman  de Christine Brunet. L'auteure a fait une infidélité à son héroïne récurrente Aloys/Axelle que nous pouvons retrouver dans les six premiers polars de Christine.

Pas facile de faire oublier cette superwoman, et pourtant, Christine y est arrivée en donnant naissance à une héroïne atypique, tout à fait différente de la première.

Gwen est médecin légiste. Suite à la mort de son coéquipier dans laquelle elle aurait eu sa part, la jeune femme a été mise à pied et s'est réfugiée dans sa maison de campagne. 

C'est là que son chef, membre du SIRC, une entité de police spécialisée dans les affaires délicates, la retrouve. Blanchie dans l'affaire du meurtre de son collègue, il lui demande de réintégrer l'équipe.

Elle aura comme partenaire, Yvon Signac, le frère de son ex-collègue. L'homme lui en veut : il est sûr qu'elle est responsable de la mort de son frère et travailler avec lui ne sera pas de tout repos.

De toute façon, Gwen préfère faire cavalier seul, et cachera pas mal de choses à son nouveau partenaire, comme sa véritable identité par exemple, et son lien de parenté avec un gros truand disparu quelques années plus tôt. 

Enquête dans le Périgord où flics et truands se poursuivent dans le dédale des souterrains, disparitions inquiétantes, corruptions, règlements de comptes et meurtres en tout genre, recels de tableaux volés, et même flics ripoux, tous les ingrédients d'un bon polar sont présents. 

Quand l'enquête semble être terminée, l'histoire rebondit et l'auteure emmène ses lecteurs dans une partie de cache-cache dont il doit trouver la clé. 

Les cent dernières pages sont, à elles seules, une surprise. Revirement de situation : Gwen n'est pas celle qu'on croit. Son passé est dévoilé, ainsi que le but qu'elle poursuit, tout en travaillant pour la police. 

C'est à un trafic de bijoux qu'elle est alors mêlée...

400 pages haletantes, sans temps morts. 400 pages de suspens. 400 pages qu'on parcourt en compagnie de la très décalée Gwen, au look sortant de l'ordinaire. 400 pages d'identification avec l'héroïne. On tremble avec elle, on souffre avec elle, on espère avec elle, on la veut victorieuse. Et pourtant, la jeune femme n'est pas une oie blanche, loin de là, mais le lecteur s'identifie à elle et veut qu'elle réussisse dans son entreprise! 

A côté de Gwen, il y a Signac, sans doute un peu amoureux d'elle, même s'il ne l'avouera jamais, et que le lecteur prend en grippe. 

Et puis, il y a une multitude de personnages, tous plus pourris les uns que les autres, avec lesquels on se perd un peu...

L'histoire se déroule entre le Périgord et le Midi, entre humidité et cagnard, entre violence et lumière. Un roman pour lequel de nombreuses recherches ont dû être nécessaires et superbement documentés! Du beau travail ! 


 

sasha

Je ne connais aucun auteur québécois. Aussi j'ai été très content de recevoir ce livre de la part d'Argali.

Martin Michaud est, parait-il, le maitre québécois du thriller.

"S.A.S.H.A" n'est pas pour moi un thriller. Je ne sais pas très bien dans quel genre le ranger, mais j'ai beaucoup aimé ce roman un peu spécial. 

Sasha est le nom d'un petit garçon mais pas seulement. C'est aussi un sigle expliqué à la fin du roman. 

Sasha est donc un petit garçon de 7 ans qui attend avec un homme (son père?) dans un aéroport. Il attend sa mère qu'il n'a plus vue depuis un bon moment et qui doit arriver ce jour.

Il y a peu d'actions et pourtant le lecteur est pris par le récit et a envie d'aller plus loin et de comprendre, car tout est dévoilé petit à petit.

Elias n'est pas le père de l'enfant. C'est un homme amoureux de sa mère.

Ils ont fui suite à un incendie et n'ont plus rien. 

Ils sont recherchés et Elias a très peur de se faire voir dans l'aéroport.

Elias est aussi le sauveur de l'enfant. 

Voilà tout ce que lecteur apprend au fur et à mesure de la lecture, mais les explications n'arriveront qu'en fin de récit, ce qui crée tout le suspens.

Je ne vous en dis pas plus. A vous de lire ce roman afin d'avoir la réponse à ces énigmes. 

Merci, Argali, pour ce beau moment de lecture. 

3 ans plus tard, je m'en souviens encore ! 


 

éléphant

 Ce roman, je l'ai souvent rencontré sur les blogs, accompagné de commentaires élogieux.

Comme souvent dans ces cas, j'ai dû passer à côté de quelque chose. Le roman m'a intéressé mais sans plus. Un peu trop poétique pour moi peut-être...

Nous sommes en 1506. Michel-Ange a commencé la réalisation du célèbre tombeau de Jules II. Celui-ci ne lui fournit pas les fonds prévus. L'artiste est fâché et répond favorablement à l'appel du sultan Bajazet à Constantinople. Celui-ci a refusé les plans de de Vinci et propose à Michel-Ange une somme considérable pour un mois de travail. 

Outre l'argent, l'artiste est tenté par le fait de pouvoir dépasser le grand maitre. Il s'enorgueillit de faire mieux que le grand maitre. Son devoir : réaliser les plans d'un pont  sur la Corne d'Or?

Il brave donc la colère du pape et se retrouve dans le monde ottoman dont il découvre les beautés. Mais les idées ne viennent pas et l'artiste se laisse entrainer par un poète ambigu, Mesihi de Pristina, dans la découverte de la ville et ses nuits chaudes. Il rencontre une danseuse qui lui fait tourner la tête mais qui sera chargée de le supprimer.

Complot, meurtre, génie créateur, portrait de l'artiste, voilà quelques-uns des éléments de ce court récit. 

 

 

Posté par philippedester à 06:03 - Littérature - Commentaires [7] - Permalien [#]

Commentaires

  • Bonjour Doudou

    Encore une belle panoplie.
    Contrairement à toi, "La nuit de feu", j'ai beaucoup aimé.
    J'aime Coben, bref de bonnes lectures.
    Bon dimanche, un vent de bisous

    Posté par Mousse, 09 décembre 2018 à 07:41
  • Si je devais en choisir un ce serait le livre de Harlan Coben Tu me manques

    Posté par Marithé, 09 décembre 2018 à 16:49
  • Je garde un très bon souvenir du roman de Mathias Enard
    Elise Fisher est une auteurs qu'il faut que je découvre.
    Bonne journée

    Posté par Céline, 10 décembre 2018 à 11:08
  • Le livre de Christine Brunet me tente...Quand j'aurai fini ma pile de livres! Je viens de commencer "la disparition de Stéphanie Mailer", j'ai lu et aimé tous les livres de Joël Dicker.

    Posté par Patricia45, 10 décembre 2018 à 18:49
  • Parmi les auteurs que tu cites, je n'ai lu des livres que d'Eric-Emmanuel Schmitt, et je les ai bien aimés. Et il est très sympathique et accessible lors des séances de dédicaces à la Foire du Livre de Bruxelles.

    Bonne semaine Philippe.

    Posté par Un petit Belge, 10 décembre 2018 à 20:58
  • EEE m'a plu, sans plus. En fait, je cherchais des explications scientifiques à ses visions...mais ça donne quand même envie de partir en randonnée!
    En revanche, j'ai adoré ce livre de Mathias Enard, il m'a emporté (bien plus que l'autre avec lequel il a été primé).

    Posté par Anne, 12 décembre 2018 à 15:30
  • très intéressant tout ça ! bravo ! bonne journée

    Posté par khanel3, 17 décembre 2018 à 10:51

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