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Des nouvelles de moi
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21 décembre 2016

Derniers livres lus

musso

Si j'avais arrêté ce bouquin avant la fin, je vous aurais dit qu'il était plutôt nul, le moins bon de tous les Musso. Mais je suis allé au bout de ce récit et mon avis est maintenant beaucoup plus mitigé.

Je vous explique. 

Arthur Costello est un jeune médecin qui subit une malédiction. Son père lui a interdit d'ouvrir une porte cachée derrière un mur de briques dans le phare qui lui appartient. En même temps, il lui fournit tous les outils pour démolir le mur. Arthur comprend bien que son père n'attend qu'une chose : que son fils lui désobéisse et qu'il sache avant sa mort ce que son propre père lui a caché.

Arthur s'empresse de forcer la porte, entre dans une pièce vide et la malédiction s'abat sur lui.

Pendant 24 ans, il ne vivra qu'un jour par an. Le reste du temps, il n'existera pas. 

Et, au bout de ces 24 années/journées, plus rien de ce qu'il a connu n'existera. C'est ce qui est arrivé à son grand-père qu'il retrouve dans un asile psychiatrique. Il le fait évader avec l'aide de Lisa, jeune femme qui rêve de devenir comédienne, et dans la chambre de laquelle il est atterri lors d'un de ses "premiers voyages". 

En effet, à la fin de la journée vécue réellement, le monde s'écroule sous les pieds d'Arthur et il atterrit dans un lieu différent à chaque fois.

Evidemment, le lecteur ne comprend rien et se pose mille questions auxquelles il n'aura les réponses qu'à la fin du récit. Tout cela est bien sûr voulu.

Là, où, pour moi, le bât blesse, c'est que ces journées sont très répétitives et, finalement, ennuyantes. C'est pourquoi j'ai trouvé ce roman bien en dessous de ce que fait Guillaume Musso habituellement.

Et puis, pouf, à la fin, tout s'éclaire et je me suis dit que le roman est fichtrement bien ficelé. D'où le revirement dans mes pensées et mon opinion sur le livre.

A lire donc si le côté répétitif ne vous ennuie pas.


Sur plusieurs blogs, je lis le mot "dystopie", un mot dont je n'avais jamais entendu parler.

Voilà une définition glanée sur le WEB : "Une dystopie, également appelée contre-utopie, est un récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur, certains disent aussi que c'est une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. ..."

terrienne

Alors voilà, j'ai sans doute lu ma première dystopie. Ce n'est pas vraiment mon genre mais j'ai adhéré à l'histoire et j'ai beaucoup aimé l'écriture de Mourlevat, sa façon de dépeindre les personnages et de faire part aux lecteurs de ce qui les touche.

L'histoire se passe, en grande partie, dans un monde parallèle, un monde dans lequel on accède par un sentier inexistant, une barrière qui n'existe que dans la tête des personnages.

Anne entre dans ce monde car sa soeur l'y a appelée. En effet, cette dernière, Gabrielle a été enlevée par ces non-terriens et est séquestrée par un des dirigeants de cette "planète". 

Anne apprend que ce fait est habituel. Ces personnages ont pour habitude de kidnapper des terriennes. Quand celles-ci ont enfanté, elles sont conduites à Estrellas, un endroit d'où on ne revient jamais. 

Dans ce monde où vivent des créatures ressemblant physiquement aux hommes et des hybrides, on s'ennuie à mourir. Et c'est d'ailleurs comme ça que la vie s'arrête, vers l'âge de 50 ans, par ennui. 

Anne veut sortir sa soeur de ce guêpier; elle risquera même sa vie pour y arriver.  Elle est aidée dans ses projets par la tenancière d'un hôtel qui s'intéresse beaucoup aux terriens, par un écrivain qui l'a prise en stop et par des hybrides qu'elle rencontre de l'autre côté...

La vie de l'autre côté est largement dépeinte par l'auteur qui en profite pour nous signaler qu'on n'est pas si mal sur Terre! 

De la science-fiction donc. Je le répète : "Je ne suis pas fan de ce genre de littérature" mais je ne me suis pas du tout ennuyé en lisant ce récit. 

Les amateurs du genre apprécieront sûrement la plume de cet auteur.


laborie

Nous sommes en 1898. Deux enfants sont abandonnés chez les soeurs.

L'un sera appelé Raphaël, c'est le fils d'une fille-mère, Adèle, orpheline, qui s'est enfuie de la ferme dans laquelle on l'avait recueillie. Le père est sans doute le fils de la maison qui a profité de la situation pour violer sa "soeur", mais elle préfère croire qu'il est le fils du pasteur dont elle est amoureuse. 

L'autre, Vincent, est le fils d'une riche famille, les Rochefort. Il est déposé chez les soeurs pas un mystérieux individu.

Un couple de paysans sans enfants se présente à l'orphelinat. Raphaël est adopté et sera maltraité tout le temps qu'il restera chez les Simon. Un jour, il met le feu à la grange et placé dans un centre fermé. 

Il s'évade mais la guerre le rattrape et il est porté disparu. 

Pourtant, plusieurs années plus tard, une "gueule cassée" se présente chez les Rochefort. Il prétend être Raphaël et dit que la mère supérieure de l'orphelinat s'est trompée lors de l'adoption et qu'il est un Rochefort. Il réclame son héritage...

Roman du terroir, peinture de la France politique et économique au début du XXe siècle, de la société rurale et urbaine récit de guerre, secrets de famille, intrigue, ... "L'enfant rebelle" est un roman complet, un peu long mais le rebondissement à la fin le rend intéressant.

Pour les amateurs du genre. 


Lenfant-qui-chante

En fouillant ma PAL, j'ai retrouvé ce titre de Frank Andriat. 

L'auteur se met dans la peau d'un ado de 14 ans, sans père, élevé par une mère dépressive. Jean se retrouve dans un home "L'enfant qui chante" car sa mère a dû être hospitalisée.

Lui qui a vécu, seul avec sa mère, qui a obéi presque aveuglément pour ne pas "rendre sa mère malade", se retrouve au milieu d'orphelins, de petits délinquants, dans un cadre qui lui est inconnu, livré à lui-même par moments. 

Dans cet établissement, il est clair qu'il devra apprendre la vie.

Chaque weekend, il se rend chez un commandant, ancien voisin, où il apprendra ce qu'est une vraie famille.

En face du home, il remarque une jeune fille qu'il prénomme Nathalie et à propos de laquelle il fantasme.

Il en veut à sa mère d'être toujours malade et, parfois, se met en colère. Malgré tout, sa mère lui manque et il espère que, bientôt, ils pourront rejoindre leur appartement...

Il ne se passe pas grand-chose dans cet ouvrage mais les personnages sont dépeints avec soin et j'ai aimé vivre ces quelques instants avec Jean.

Petit bémol : Ce livre a été écrit il y a quelques années et je pense qu'un ado de 14 ans, aujourd'hui, ne réagirait plus comme le fait Jean.


elizabeth

J'ai découvert Elizabeth George il y a peu avec "Enquête dans le brouillard" qui ne m'avait pas tellement enthousiasmé. J'ai surtout reproché à ce livre sa longueur et les longues descriptions.

Ici, je n'ai pas été déçu même si j'ai passé quelques paragraphes comme je le fais généralement avec les pavés.

Dans ce roman, on retrouve les mêmes personnages que dans son premier bouquin : l'inspecteur Linley, son copain Saint-James et la femme de celui-ci qui n'arrive pas à concevoir un enfant.

L'enfant (le manque d'enfants, la mort d'un enfant) est au centre de ce récit et ne prend tout son sens qu'à la fin du roman. 

Deborah Saint-James est dépressive, elle veut donner un enfant à son mari mais n'y arrive pas. Dans un musée, elle rencontre un pasteur Robin Sage qui l'invite chez lui dans le Lancashire. 

Quelques mois plus tard, elle s'y rend avec son mari et découvre le presbytère vide. Le pasteur est mort empoisonné par de la ciguë qu'une femme lui a servi lors d'un souper. 

L'enquête a conclu à une mort accidentelle mais la femme en question est herboriste et il est impossible qu'elle ait confondu la ciguë avec du panais sauvage comme elle le prétend.

Saint-James se demande à qui profiterait le crime et fait venir son ami et inspecteur Linley qui reprend l'enquête...

Pendant toute ma lecture, j'ai tenu le titre du roman en tête. Je me suis dit que le manque d'enfant devait forcément y jouer un rôle et le dénouement nous le prouve.

Suspense donc jusqu'au bout du bouquin. Plusieurs suspects possibles et l'auteur nous envoie sur des fausses pistes.

Les personnages d'Elizabeth George sont bien décrits, parfois trop, et leur vie peut sembler inutile au récit. Il y a toujours moyen de sauter quelques passages si, comme moi, vous avez envie de connaitre la fin sans vous attarder sur des détails.


Bordes

Six enfants, tous des fils de résistants recherchés par les Allemands, sont perdus dans les Pyrénées. Ceux qui devaient les faire passer en Espagne ont été tués par les Allemands. Ils ont trouvé refuge dans une grotte et ils attendent les secours. Seulement, les jours passent et les secours n'arrivent pas.

Il faut bien se rendre à l'évidence : les secours ne viendront pas et les enfants devront se débrouiller tout seuls! Au bout de quelques jours, ils décident de retourner d'où ils viennent. Seulement la passerelle qui leur permettrait de retourner au village a été détruite par les Allemands. Les voilà pris au piège de la montagne et l'hiver s'annonce rude, froid et enneigé. 

Une seule solution s'offre à eux : trouver le passage qui les conduira en Espagne. 

Deux d'entre eux partent à travers la montagne. Ils tombent sur des contrebandiers qui comptent les vendre aux Allemands en même temps que leurs deux petits prisonniers : un jeune garçon et une petite fille, frère et soeur. 

Lors d'une soirée très arrosée, l'un des contrebandiers tue l'autre. Un des deux ados tue le deuxième et les voilà à nouveau seuls dans la montagne. Ils renoncent à chercher le passage vers l'Espagne, le chemin est trop dangereux, le froid trop vif, la nourriture manquante, les avalanches toujours possibles...

Ils décident donc de retrouver les autres à la grotte. 

Ces six enfants (huit avec les deux gosses arrachés aux contrebandiers), tous très différents, de culture différente, de religion différente, vont devoir apprendre à vivre en communauté, à vivre dans la montagne, à se nourrir de peu de choses, à s'organiser, à se connaitre...

Un roman qui pourrait plaire aux ados même s'il n'est pas écrit pour eux.

J'ai aimé ce récit même si je le trouve peu crédible. Les enfants découvrent trop de choses "par hasard" (un briquet, des couvertures, de la farine, une radio dans un avion,...)

Quinzième livre que je lis de l'auteur. Je le lis toujours avec un certain plaisir. 

 

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Commentaires
P
je ne connais le mot dystopie que depuis quelques années après avoir parlé d'un livre de ce genre sur mon blog, genre que je n'aime pas tellement non plus.
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T
Joyeux Noël, Philippe! Meilleurs vœux de santé et de bonheur. Bonne fête!
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A
Pour une fois, ce Musso me tente. Et je lirais volontiers Les enfants de l'hiver. Je note tout ça.<br /> <br /> Merci Philippe.<br /> <br /> Joyeux Noël et meilleurs vœux à toi et ta famille. <br /> <br /> Bon repos !
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C
bonjour Philippe <br /> <br /> dommage je ne lis pas, pas le temps, pas envie je ne sais pas pourquoi je m'endors aux premières lignes ! mais s il me prenait l'envie de lire je passerai voir ce que tu as déjà lu ! <br /> <br /> pour le néflier j 'ai complété mon article celui là est le "néflier du Japon" et il fleurit maintenant <br /> <br /> À ne pas confondre avec le néflier (Mespilus germanica) dont les fruits (maturité novembre) se consomment après les gelées<br /> <br /> <br /> <br /> bonnes fêtes de Noël bises Cathline
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M
Je suis toujours étonnée par le nombre de livres que tu lis en un temps record et ce qui est appréciable c'est ton avis .<br /> <br /> Je te souhaite un très Joyeux Noël Philippe .
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