20 novembre 2009
Attre en scrap 1
Avant de passer au sujet du jour, 2 petites choses :
- tout d'abord, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont laissé un commentaire hier. Vos messages m'ont beaucoup ému. Je découvre, chaque jour, beaucoup d'amitié sur la blogosphère.
- ensuite, si vous avez quelques minutes, allez faire un tour ici : http://www.copenhague-2009.com . La terre a besoin de vous nous.
Aujourd'hui, je vous propose de visiter le château d'Attre. Attre est un petit village du Hainaut connu pour son château du XVIIIè siècle. Son jardin à la française, parfaitement entretenu, son jardin romantique agrémenté de rochers et de grottes et ses salons aux papiers peints originaux en font un lieu de promenade intéressant.
C'est à une promenade en scrap que je vous invite.
Je vous montre tout d'abord la double page réalisée lors d'un atelier chez Natacha. J'ai vraiment craqué pour le modèle qu'elle nous a proposé.
Difficile de vous montrer une page "animée". Désolé JP, le recadrage n'est pas au top. Je vais essayer de faire mieux pour les autres pages.
Les photos ont été prises en décembre 2007. Cette année-là, une exposition florale était organisée. Dans le château, des fleurs, des fleurs partout...
Tu remarqueras, JP, que la page suivante est parfaitement recadrée ! Normal, il n'y a aucun trait. C'est une de mes pages préférées. Merci à celle qui a créé ce modèle.
De style Louis XV, le château est constitué d'un corps principal encadré de deux retours d'aile assez courts. Une vaste pelouse, étalant son tapis vert, accentue le décor de verdure du site.
Noël approche. Dès à présent, pensez aux cadeaux ...
La suite demain si vous êtes fidèles au rendez-vous...
La citation du jour : Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne le trouvera jamais au pied d'un arbre. (Roy Lemon Smith)
19 novembre 2009
Un anniversaire
19 ans déjà que tu es venu tout bouleverser dans notre foyer...
Mon fils, pour qui je donnerais mes bras
Pour qui je donnerais mes yeux, je crois
Pour qui un jour ma femme a pleuré
De douleur et de joie
Si au fond je ne te connais pas
Ne deviens pas le traître pour moi
Mon fils, je ne me battrai pas...
Personne ne vit ta vie pour toi
C'est que ton reflet dans la glace
Personne ne te pardonnera
Personne n'aura mal à ta place
Personne ne sentira le froid
Au fond de ton coeur quand tu passes
Personne ne vit ta vie pour toi
Mon fils, toi qui devras porter mon nom
Fasse que ce soit pour le bien
Et qu'un jour ce soit ma raison
D'être fier de porter le tien
Si les chemins que tu choisis ne sont pas ceux
Que j'aurais pris
Mon fils, écoute je t'en prie
Personne ne vit ta vie pour toi
C'est que ton reflet dans la glace
Personne ne te pardonnera
Personne n'aura mal à ta place
Personne ne sentira le froid
Au fond de ton coeur quand tu passes
Personne ne vit ta vie pour toi
Même ces femmes qui t'ont aimé
N'ont mal que pour elles quelques fois
Personne ne pourra oublier
Ce que tu auras fait de toi
Ce que tu auras mérité
Personne ne vit ta vie pour toi
Tu traceras seul le chemin
Ce n'est que toi qui choisiras
S'il sera le mal ou le bien
Tu seras le seul à payer
Ce que tu auras dépensé
Personne ne vit ta vie pour toi
Et l'enfance s'en est allée ...
Ta passion pour l'histoire t'a conduit à poursuivre tes études dans ce domaine. J'admire ta volonté, ton courage, ta détermination,... Bravo mon fils.
Tu aurais pu t'appeler Henri ou Marcel. Alors pourquoi ce prénom américain Jimmy?
Tu le sais : lorsque ta maman était enceinte, j'ai fait un rêve. Nous allions avoir un petit garçon qui s'appellerait Jimmy.
- Pas possible, me répondit ta mère lorsque je lui racontai mon rêve, le médecin a dit que c'était une petite fille.
Nous avions alors choisi le prénom de "Mélodie". Une jolie mélodie qui allait égayer notre vie. Et pourtant...
Pendant tout ce temps où nous attendions ta venue, une voix me disait : "C'est un garçon et il s'appellera Jimmy".
Faut-il croire aux rêves?
Et viennent les vacances où tu m'entraines sur les chemins. Jamais une minute de répit. Tu as de l'énergie à revendre et moi ... bien du mal à te suivre.
Bon anniversaire mon gaillard et bon courage pour la suite des événements !
La citation du jour : Les fils sont élevés comme s'ils devaient rester des fils toute leur vie, sans qu'on pense le moins du monde qu'ils deviendront des pères. (August Strindberg)
18 novembre 2009
Diapo automne
La semaine dernière, j'ai vu chez Caro un diaporama qu'elle a réalisé. Celui-ci reprenait les dernières fleurs de son jardin. Je me suis demandé si je pouvais retrouver autant de couleurs dans le mien.
J'ai donc cherché les quelques fleurs qui, aujourd'hui encore, ponctuent le jardin de taches de couleur et voici le résultat :
Ce petit tour dans le jardin m'a permis de retrouver quelques plantes oubliées qui, courageusement, nous offrent leurs dernières fleurs. Elles sont disséminées un peu partout et ne croyez pas que le jardin est encore très coloré.
Petit à petit, l'hiver frappe à notre porte et les couleurs s'éteignent. Tout devient sombre; peut-être la neige viendra-t-elle égayer la nature.
PS Les dernières photos de ce diapo sont dédiées à Mathilde. Elle comprendra.

La citation du jour : Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage, au moins, semons des fleurs. (Montaigne)
17 novembre 2009
Les chrysanthèmes
Si l'hiver qui approche nous ôte, petit à petit, les couleurs que l'été avait installées et que l'automne avait modifiées, tout n'est pas perdu. Les chrysanthèmes sont là pour ponctuer notre jardin de taches de couleur. Et il faut dire que le genre n'en manque pas.

Voici donc les chrysanthèmes pour lesquels j'ai craqué cette année.

Trop souvent associés à la tristesse, les chrysanthèmes sont tout sauf morbides. Appelez-les plutôt marguerites d'automne et cela change tout !

Le genre a fortement évolué et on est loin maintenant des gros pompons qui ornaient nos cimetières et qui n'avaient rien à faire dans nos jardins.
Je trouve la variété suivante de toute beauté et très différente de ce qu'on entend par chrysanthème.


Les chrysanthèmes résistent assez bien au froid. Et même s'ils gèlent, tout n'est pas perdu, de nouvelles pousses apparaitront sûrement. Protéger d'un paillis par trop fortes gelées.
La citation du jour : Un cimetière un jour de Toussaint ressemble à une exposition un jour de vernissage. (Tristan Maya)
Petit ajout :
Un petit tour chez Mamie Sido qui a écrit un texte, relevant ainsi mon défi. Merci Mamie Sido.
J'ajoute ici le texte de Marcelle qui est une nouvelle venue sur ce blog et qui m'a directement offert ce texte. Merci Marcelle.
Le beau monde
se moque
des exercices de l'acrobate
qui tente de nouer les fins de mois difficiles.
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La condition humaine
est bien morose
mais, dans la chambre d'écoute
une pipe...ose
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16 novembre 2009
Le défi 2
Voici la suite des textes écrits par mes "visiteuses" qui ont accepté de relever le défi.
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Vient d'abord le texte d'Anne-Marie qui n'a pas de blog mais qui participe ici avec beaucoup de gentillesse.
Deux mystères s'envolent dans l'au-delà.
Ils échappent à notre mémoire.
Mais attention au retour de flamme...
Car ils exigeront une explication.
Et deviendront un puits de vérité.
- " Qu'avons-nous fait du Salon de Dieu ? "
- " Le monde sera-t-il un jour un domaine enchanté ? " Mystères...?
Je passe maintenant à Eva qui a l'habitude d'écrire à partir de peintures. Ici, elle a fait fort puisqu'elle a inclus dans son texte la totalité des titres que j'avais proposés. Un véritable exploit mais un exercice qui lui a beaucoup plu.
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Le jockey perdu cherchait la clé des songes et la condition humaine au fond du puits de vérité, mais ne trouva que la fée ignorante derrière le masque de l’éclair. Tandis que le rossignol chantait dans l’au-delà pour les compagnons de la peur, la géante et le sorcier cherchaient vainement l’explication… Magie noire et trahison des images restaient les deux mystères.
Les amants expérimentaient le plaisir toujours renouvelé, et le séducteur achetait un bouquet tout fait… La page blanche s’écrivait à l’entracte, le modèle rouge faisait la tentative de l’impossible, le joueur secret n’avait plus la main heureuse, et moi, devant tout ce beau monde, j’avais le mal du pays ! La mémoire me faisait défaut : telle Alice au Pays des Merveilles, je cherchais la clé de verre, et dans ce domaine enchanté, le mois des vendanges avait la saveur des larmes…
L’empire des lumières me faisait le cinéma bleu, et le faux miroir reflétait le masque vide. Dans la chambre d’écoute, l’invention collective de la voix des vents me dicta l’art de la conversation. Surgit alors le libérateur qui m’annonça : « ceci n’est pas une pomme » ! La grande famille occupée aux travaux d’Alexandre ne vit pas la baigneuse ni le retour de flamme, et la découverte du feu passa inaperçue à côté des exercices de l’acrobate.
L’assassin menacé fuyait la grande guerre, oubliant sa pipe dans le salon de Dieu…
Voici maintenant le texte de Saravati qui adore jouer avec les mots. Je n'ai pas compté les titres mais je pense qu'ils doivent être tous là ou presque.
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Aussi loin que je remonte dans le temps, oh, pas aussi loin que la découverte du feu, quand même, je me souviens que ma mémoire m’a toujours trahie. Derrière le masque vide que me renvoyait le faux miroir, je ne voyais rien d’autre que des clés de songes avortés, des éclairs fulgurants de magie noire, des puits de vérité où je pourrais me noyer. Et moi, au milieu de ce domaine enchanté et trompeur, j’aurais voulu être joueur secret, jockey égaré dans un monde qui se voulait beau , baigneuse victorieuse de la grande guerre, acrobate en proie à des exercices de lumières empiriques, enchanteresse dans un lieu où les travaux d’Alexandre ne m’auraient pas rebutée, chambre d’écoute dans un cinéma bleu aux lueurs d’au-delà, écoutant des amants palabrer sur la condition humaine.
Mais tout ça n’est que chimère, pourtant qui n’a jamais été tenté pas l’impossible ? Qui n’a jamais eu le mal d’un pays où le rossignol, perché devant la page blanche n’attend pas que viennent le mois des vendanges pour élever la voix au gré des vents. ? Le monde n’est beau que si nous le construisons au-delà de la saveur de nos larmes, dans le plaisir et l’art et le reste relève du mystère !
Et pendant tout ce temps passé à vous écrire, Magritte, le grand séducteur des espaces peints, à la main heureuse, passait son temps à astiquer sa pipe, au milieu des pommes qui n’en étaient pas !
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Pas mal tout ça, n'est-ce pas? Des talents qui s'ignorent ! Merci donc à vous qui avez, avec tant de talent, titillé la plume ... ou le clavier.
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Les autres? Eh bien, les autres auront une mauvaise note, tout simplement.
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La citation du jour : Le talent, ça n'existe pas. Le talent, c'est d'avoir envie de faire quelque chose. (Jacques Brel)
15 novembre 2009
Le défi : pari gagné
Certains d'entre vous ont répondu "présent" à mon appel, c'est avec brio qu'ils ont relevé le défi. Voici donc les textes rédigés à partir des titres des oeuvres de Magritte.
Merci à celles qui ont participé (eh oui, il n'y a que des femmes) et bravo d'avoir relevé le défi avec autant de talent.
Commençons par Monelle qui m'a allié texte et images.
Ensuite, c'est sa copine Mounette qui s'est prise au jeu. Mounette, vous pouvez la retrouver chez Raymonde.
J'ai le mal du pays.
J'ai la nostalgie de ces instants bénis où j'écoutais la voix des vents dans le domaine enchanté. La mémoire me revient. Je nous revois courant dans les prés. C'était le mois des vendanges. Nos rires fusaient comme une fontaine cristalline. Nous étions des enfants pas encore des amants et pourtant tu avais déjà tout du séducteur.
Souviens-toi, allongée sur l'herbe tendre, petite fée ignorante, je me suis donnée à toi. Je voyais dans tes yeux rieurs, toute la beauté du monde, j'étais sous l'empire des lumières ... Je me faisais un cinéma bleu.
Puis vint l'explication, en un éclair le masque tomba. Trahison des images se reflétant dans le faux miroir de la vie. Je connus alors la saveur des larmes.
Je suis partie loin pour oublier. Aucune tentative de l'impossible. Le masque était vide.
C'est alors que j'entendis parler des travaux d'Alexandre. Il avait l'art de la conversation. Je pris un immense plaisir à l'écouter me conter les deux mystères de la vie : la clé des songes et la découverte du feu .... Il m'emmenait au fond du parc sous le saule pleureur. Avec quelle délicatesse il prenait la clé de verre pour ouvrir la chambre d'écoute. Assise près de lui, charmée par le chant du rossignol, je me serais crue dans le salon de Dieu, loin de la condition humaine. Il était le libérateur de mes chagrins.. Il se disait sorcier, plongeait dans le puits de vérité, m'emportait dans l'au-delà. Un soir, il voulut m'initier à la magie noire ...
Mais le charme était rompu. J'avais fait la connaissance en secret d'un joueur de violon. La page blanche restait à écrire !
J'ai le mal du pays ....
Un quatrain pour Arlette qui a bien plus de talent qu'elle ne le pense.
Le faux miroir révèle un masque vide
Le séducteur a suivi la voix des vents
Du domaine enchanté
Ne reste que la saveur des larmes....
Et comme Arlette ne fait pas les choses à moitié, elle m'a envoyé un deuxième texte tout aussi joli.
Ce matin, les voix du vent
Ont apporté le chant du rossignol
Avivant dans ma mémoire
Le mal de mon pays...
Dans ce domaine enchanté
Je revois l'empire des lumières,
Le masque de l'éclair
Mais, hélas, ce faux miroir
Ne reflète que la trahison des images
Et la saveur des larmes.
Passons maintenant à Frida qui relève tous mes défis avec brio. Merci à toi.
Ceci n'est pas un miroir,
C'est l'empire des images.
Ceci n'est pas une guerre,
C'est l'empire de la peur.
Ceci n'est pas un exercice,
C'est l'empire de l'acrobate.
Ceci n'est pas un masque,
C'est l'empire de vérité.
Ceci n'est pas une clé,
C'est l'empire de l'impossible.
Ceci n'est pas une mémoire
C'est l'empire des songes.
Ceci n'est pas une trahison,
C'est l'empire des larmes.
Ceci n'est pas une voix,
C'est l'empire de la conversation.
Ceci n'est pas du cinéma,
C'est l'empire des amants.
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Un deuxième texte écrit par Frida m'est arrivé 2-3 jours plus tard. Le voici :
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Mal d'amour.
Alexandre est épuisé par les travaux des vendanges.
Ses compagnons ont rejoint leur chambre.
Lui a préféré se reposer près du puits du domaine.
Une baigneuse apparait soudain et lui tend un miroir.
Par quelle magie y voit-il, le temps d'un éclair, l’'image de ces amants?
Des larmes lui coulent, au-delà de toute explication.
C'est le chant d'un rossignol qui soudain le réveille.
En vérité, ce n'était qu'un songe
..
Finalement, j'ai reçu plus de textes que prévu. Pour éviter un post trop long, je vous présenterai la suite demain.
La citation du jour : Il est des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter. (Bernard Werber)
14 novembre 2009
A propos de ... "Des nouvelles de moi"
Dernièrement, j'ai eu une agréable surprise : un professeur de français d'une école située en France s'est intéressé à mon humble bouquin. Elle (puisqu'il s'agit d'une dame) a lu à ses élèves deux de mes nouvelles : "Sans amour" et "Les yeux de Venise".
Les jeunes ont ensuite rédigé un questionnaire que leur professeur m'a envoyé. J'y ai répondu du mieux que j'ai pu. C'est une première pour moi.
Je vous le livre ici. C'est un peu (trop) long mais vous n'êtes pas obligés de tout lire, je ne vous en voudrai pas si vous n'arrivez pas au bout.
Questions à Philippe Desterbecq
- Aimez-vous votre métier ?
Alors, d’abord, il faut que je vous dise que mon métier c’est instituteur (je pense que vous dites : « professeur des écoles »). Je ne me considère d’ailleurs pas comme un écrivain. J’ai publié un recueil de nouvelles, c’est tout, même si j’écris depuis longtemps et que j’attends la publication d’un roman (pour enfants). Un écrivain c’est quelqu’un qui vit de sa plume, ce qui n’est pas du tout mon cas.
Alors ? Est-ce que j’aime mon « métier » ? Je dirais plutôt qu’écrire est une passion et, évidemment, j’adore ça !
- A quel âge avez-vous commencé à écrire ?
J’ai commencé à écrire des nouvelles en 2002, je crois. J’avais donc un peu moins de 40 ans mais j’écris depuis de nombreuses années.
- Aimiez-vous écrire quand vous étiez plus jeune ?
Mes premières rencontres avec l’écriture remontent à l’école primaire. Nous avions assez souvent des rédactions à rédiger comme devoir. Je me souviens être resté très longtemps à table devant une feuille blanche en attendant que vienne l’inspiration. J’étais désespéré, je ne savais pas quoi écrire. Lorsque je couchais mes premiers mots sur le papier, les autres suivaient et c’était comme un jeu pour moi, un véritable plaisir de raconter des histoires.
Je me souviens notamment d’un texte (je devais avoir 7 ans) où j’avais écrit une phrase qui avait attiré l’attention de mon instituteur. Elle disait quelque chose comme : « La poule rit en regardant ses poussins ». Vous avez déjà vu une poule rire, vous ? Ce texte a malheureusement disparu.
- Pour quelle(s) raison(s) êtes-vous devenu écrivain ?
J’écris pour le plaisir parce que ça m’apporte beaucoup de joie. J’entre dans mon histoire, je vis les personnages (même les tueurs !). C’est un peu un rôle que je joue. J’aime aussi raconter des histoires. J’aime tout ce qui touche à l’écrit.
- Comment êtes-vous devenu écrivain ? Quelles étapes avez-vous franchies ?
Ce n’est pas facile du tout de se faire publier. Il faut y croire et ne jamais renoncer. Tout faire pour réaliser ses rêves. Le mien était de publier un livre, je l’ai fait et j’en suis heureux.
J’ai envoyé ce recueil de nouvelles à une maison d’édition parisienne que je ne connaissais pas (une connaissance avait publié chez eux). Après une attente qui semble toujours très longue, j’ai reçu une réponse positive de la maison d’édition et un contrat. Comme je suis un peu méfiant, j’ai fait relire le contrat par un avocat et la grande aventure a commencé.
J’avais écrit une nouvelle en reprenant des paroles d’une chanson. J’ai dû demander l’autorisation de la publier à l’auteur de la chanson. Il en a refusé la publication, j’étais très déçu mais j’ai dû supprimer les paroles.
J’ai ensuite reçu la couverture de mon bouquin, créée par un artiste. Cette couverture ne me plaisait pas mais alors pas du tout. J’ai contacté le responsable de fabrication et je lui ai proposé ma propre couverture. J’en avais préparé plusieurs et il a choisi celle que vous connaissez.
J’ai ensuite eu des contacts avec la responsable commerciale et une attachée de presse.
Vous voyez que ce bouquin est l’aboutissement d’un travail soutenu.
- Ce métier est-il difficile ?
Il est difficile de trouver une maison d’édition qui accepte de publier les œuvres d’un inconnu. Ensuite, il est très difficile de se faire connaître pour vendre le bouquin (Internet peut y aider).
Je suis passé à la télévision locale (je ne vous dis pas le stress !). J’ai eu droit à un passage à la radio (c’est nettement moins stressant). Deux journaux m’ont consacré un article. C’est toute la publicité qui a été faite autour de la sortie de mon livre. C’est peu ! Je suis très loin de la célébrité que je ne recherche pas d’ailleurs.
- Faut-il faire des études pour devenir écrivain ?
Il n’y a pas d’études proprement dites pour devenir écrivain. Il faut aimer les mots, pouvoir les assembler correctement et avoir de l’imagination. Il faut bien connaître sa langue maternelle : l’orthographe, la syntaxe, la grammaire,… le reste vient tout seul ! Il faut beaucoup lire aussi et s’intéresser au monde qui nous entoure.
- Est-ce qu’être écrivain est utile dans la vie ?
Utile pour qui ? Utile pour les lecteurs qui peuvent rêver, s’évader, oublier leurs soucis avec un bon livre.
Utile pour l’écrivain qui livre un message, raconte une histoire, se fait plaisir en faisant plaisir aux autres, s’évade aussi comme ses lecteurs, crée des personnages qui font un peu partie de sa vie. Oui, finalement, c’est utile d’être écrivain.
- Où trouvez-vous votre inspiration ?
Bonne question à laquelle il va m’être difficile de répondre. La plupart du temps, je trouve mon inspiration tout seul. L’histoire vient à moi, les personnages se racontent, j’écris leur vie, leur façon d’être ou de penser. Je dirais qu’ils s’imposent à moi. Pour en donner une image précise, je dirais que les personnages se posent sur mon épaule pendant que j’écris et qu’ils me dictent mon texte. Bizarre, non ?
- Vous arrive-t-il de jeter tout votre travail en boule à la poubelle ?
Jamais ! Je ne jette jamais rien de ce que j’écris. En général, j’écris une nouvelle en une fois. Je n’aime pas la reprendre et la terminer plus tard.
- Que faites-vous lorsque vous êtes bloqué ?
Il m’arrive rarement d’être bloqué. Mes idées, mes pensées vont très vite. Je n’arrive pas toujours à écrire aussi vite que mes mots ne me viennent à l’esprit. Alors là, il arrive que je dérape. Je ne sais plus ce que j’allais écrire. Mais ça revient très vite.
Si je n’arrive pas à terminer une histoire, ne vois pas quelle fin lui donner, je l’abandonne. En général, je n’y reviens pas.
Peut-être un jour finirai-je toutes ces histoires incomplètes ???
- Pourquoi avoir choisi d’écrire des nouvelles ?
J’ai commencé par des romans (qui n’ont pas été publiés). Ecrire un roman, ça prend du temps, beaucoup de temps. Et du temps, quand on travaille et qu’on a une famille, on n’en a pas beaucoup. Une nouvelle peut être écrite en une heure ou deux et puis j’aime bien ces récits courts, sans détails superflus qui vous emmènent directement dans le feu de l’action.
- Avez-vous construit un schéma narratif pour chacune de vos nouvelles ?
Là, je suppose que votre professeur de français ne sera pas contente, mais non, pas du tout ! J’écris au feeling, comme je le sens, sans réfléchir à un schéma quelconque. Mais il doit être quelque part dans mon esprit sinon arriverais-je à écrire un texte narratif ?
- Vous inspirez-vous d’histoires vraies ?
Non, en général non mais je mets un peu de moi dans certains personnages. Je crois que tous les auteurs le font. Toutefois, la plupart de mes personnages ont de gros problèmes psychologiques, ce qui n’est pas mon cas. Du moins, je l’espère !
Une de mes nouvelles a été inspirée de faits réels : « Le massacre des fosses ardéatines ». Certains personnages ont existé. Je les ai mélangés avec des personnages de fiction. J’ai beaucoup aimé faire ça !
- Quels sont vos thèmes de prédilection ?
Je ne m’étais pas rendu compte que j’écrivais des histoires sur le même thème. Ce sont mes lecteurs qui me l’ont fait remarquer.
J’aime les histoires ambigües, qui ne se terminent pas nécessairement bien (la vie n’est pas un conte de fées ; chez moi si le loup a mangé la grand-mère, elle n’en sortira pas vivante).
Je travaille surtout l’aspect psychologique des personnages.
Mes histoires sont, parait-il, souvent noires !
- Avez-vous des difficultés à trouver la fin de vos histoires ?
La fin doit venir toute seule, doit s’imposer à moi sinon elle ne sera pas bonne.
Quand je commence une histoire, je ne sais pas du tout comment elle va se terminer. Les événements s’enchainent et le dénouement s’impose.
- Vous documentez-vous ?
Mes histoires n’ont, en général, pas besoin de documentation. Je parle de la vie de tous les jours, pas toujours de ses bons côtés, c’est vrai, mais je n’ai pas besoin de faire des recherches. Excepté pour ma nouvelle historique dont je vous ai parlé plus haut. Là, ça m’a pris un certain temps. Je me suis renseigné sur les événements qui ont eu lieu à Rome pendant la guerre. J’ai recherché des noms de rues à Rome, des compositeurs italiens,…
D’autres nouvelles s’inspirent de mes voyages (Venise par exemple). Ils m’aident beaucoup.
- Comment choisissez-vous les détails à donner au lecteur ?
J’écris ce que je pense être nécessaire, j’évite les détails lassants, superflus. La nouvelle est un récit assez court, rien ne sert de s’embarrasser de détails comme la couleur du ciel, le temps qu’il fait ou les vêtements de mes personnages.
- Comment écrivez-vous une nouvelle à chute ?
Je n’ai pas vraiment d’explications à vous donner à ce sujet. Ca vient tout seul ; rien n’est calculé, rien n’est réfléchi, j’écris ce qu’il me passe par la tête. Je me demande seulement si le texte que je viens d’écrire me plairait s’il avait été écrit par quelqu’un d’autre. J’ai souvent la réponse quelques années plus tard, quand je relis l’histoire que j’ai presque oubliée et que je l’aime, c’est gagné pour moi.
- Combien d’heures consacrez-vous chaque semaine à l’écriture ?
Peu de temps étant donné mon emploi du temps très chargé mais j’aimerais pouvoir y consacrer beaucoup plus de temps. Je peux faire des mois sans écrire mais ça me manque. Je remplace l’écriture par la lecture.
- Combien de livres avez-vous écrits ?
En plus de ce recueil, j’ai écrit 3 romans (2 pour enfants et 1 pour ados je dirais). J’espère qu’ils seront publiés un jour. J’en ai commencé 2-3 autres mais je n’ai jamais trouvé le temps de les terminer. Je trouve ça dommage.
J’ai aussi fait un recueil de jeux pour apprendre à l’école primaire.
- Lisez-vous beaucoup ?
Oui, le plus possible. Un livre, contrairement à un ordinateur, peut s’emporter partout. Je lis dans les toilettes, dans mon bain, à table (si je suis seul), pendant la pub, dans la voiture quand j’attends quelqu’un, ... Je ne lis pas, je dévore.
- Quel style de livre préférez-vous ?
Je dirais les romans du terroir.
- Quels conseils donneriez-vous à de jeunes élèves, apprentis écrivains ?
Laissez venir les mots, n’essayez pas de les retenir, lâchez-les sur votre papier. N’ayez pas peur, lancez-vous. L’écrit doit vous plaire, à vous, en premier lieu.
Ensuite, retravaillez votre texte s’il y a lieu de le faire et voyez s’il est susceptible de plaire à des lecteurs potentiels. Ce dernier point est, sans doute, le plus compliqué.
- Pourquoi avoir accepté de nous répondre ?
Et pourquoi n’aurais-je pas accepté ? C’était un plaisir pour moi de m’entretenir avec vous de cette façon. C’est une rencontre entre des « lecteurs » et moi. C’est quelque chose qui me tient à cœur. De plus, je trouve vos questions très pertinentes.
J’espère seulement que les 2 nouvelles que votre professeur vous a lues vous ont plu.
Je terminerai par un conseil : lisez, écrivez, jouez avec les mots. Vous découvrirez le plaisir !
« Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux ! » (Jules Renard)
....
Je leur ai ensuite lancé le même défi qu'à vous. On verra qui seront les meilleurs : les ados ou les adultes?
Saravati m'a décerné un "awesome blogger". Je la remercie ici pour ce prix.
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Voici les règles, en six temps :
1 Remercier celui qui te l'a donné (je crois que c'est fait)
2 Copier l'award (désolé Saravati, il n'apparait pas sur ton blog)
3 Le poster sur son blog (impossible donc)
le voici : 
4 Dire sept choses que tes lecteurs ne savent pas sur toi (je crois que j'en ai dit suffisamment, j'arrête là les confidences. Et puis, je crois que mes "visiteurs" me connaissent bien.)
5 Mettre les liens de sept blogueurs (je ne choisirai pas parmi mes contacts, je décerne ce prix à tous ceux qui passent ici et particulièrement à ceux qui sont arrivés jusqu'ici dans leur lecture très looooooongue aujourd'hui)
6 Les prévenir qu'ils ont gagné un award à leur tour
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Je signale à ceux que ça intéresse que mon bouquin "Textes et nouvelles de moi" est toujours en vente sur Amazon mais que les libraires doivent pouvoir se le procurer. Merci à ceux qui m'ont déjà lu et un grand merci à ceux qui m'ont dit ce qu'ils en pensaient. Quelle aventure !
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Quelque chose me ferait plaisir : J'aimerais que ceux qui m'ont lu notent un petit commentaire sur Amazon. C'est possible? Merci.
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La citation du jour : Ecrire : la seule façon d'émouvoir autrui sans être gêné par un visage (Jean Rostand)
13 novembre 2009
Derniers livres lus
C'est trois livres très différents que je vous présente aujourd'hui :
Cet été, l'émission vedette de Key News est diffusée depuis la charmante ville balnéaire de Newport, dans l Etat de Rhode Island. Grace Gallahan, une des quatre stagiaires de la chaîne de télévision, veut à tout prix décrocher le poste qui sera offert au meilleur d'entre eux. Pour Grace, mère divorcée de 32 ans, c est la dernière chance de prouver ses talents de reporter. Quand le corps d une jeune femme de la haute bourgeoisie disparue depuis quatorze ans est retrouvé, les jeunes stagiaires décident de mener l'enquête. Mais très vite, de nouvelles morts surviennent. Peu à peu, Grace, passionnée par l'affaire, découvrira que derrière les luxueuses façades de Newport, le mal rôde… Dès lors, elle prend peur pour sa vie et celle de sa fille… Serait-elle plus près de la vérité qu elle ne l avait imaginé ?
Je dirais "bof" pour ce premier livre. Je crois que les Clark (mère, fille et belle-fille), j'en ai fait le tour. Ce n'est pas un mauvais livre mais je l'ai trouvé sans grand intérêt. C'est peut-être que le genre ne me plait plus et que je suis passé à autre chose...
Marc Lévy m'a surpris avec ce bouquin. On peut dire qu'il sait se renouveler, lui. Très différent de ce qu'il nous propose d'habitude, ce roman d'aventures nous emmène à la recherche de la naissance de l'univers.
De nombreuses et longues recherches ont, sans doute, été nécessaires pour écrire ce bouquin qui, malgré ses qualités, n'est pas celui que j'ai préféré de Marc Lévy.
Cette histoire me fait étrangement penser aux livres de Dan Brown : "Le Da Vinci code" ou "Anges et démons". La démarche est la même. Un couple est à la recherche d'un secret incroyable pour l'humanité. Leurs découvertes les emmènent aux quatre coins du monde où ils sont poursuivis par ceux qui ne veulent pas que le secret soit découvert.
Comme pour un grand film, il existe une bande annonce qui met l'eau à la bouche. Vous pouvez la voir ici. Vous pouvez écouter un extrait du livre ici.
Quant à moi, j'ai remarqué quelques passages que je vous livre ici :
- Il est des journées faites de petits riens, des journées dont on se souvient longtemps, sans que l'on puisse vraiment savoir pourquoi.
-Il est des journées faites de petits riens et qui vous laissent le vague à l'âme, de moments de solitude dont on se souvient longtemps.
- Il est des journées faites de petites conversations qui finissent par vous pousser à prendre certaines décisions.
- Le temps n'efface pas tout, certains instants restent intacts en nos mémoires, sans que l'on sache pourquoi ceux-là plus que d'autres. Peut-être sont-ce là quelques confidences subtiles que la vie nous livre en silence.
- Si l'on pouvait figer le temps, je l'arrêterais à ce moment précis. Si l'on pouvait revenir en arrière, c'est là que je retournerais ...
Si vous avez 1/4 h / 20 min, lisez "L'enfant qui attendait un train". C'est Mamie Sido qui en a parlé récemment (le 26 octobre). J'avais noté le titre et le voilà lu.
C'est un conte, triste mais qui laisse envisager une fin heureuse... Pour plus de renseignements, courez chez Mamie Sido.
Tout ce que je vous dirai, c'est que j'ai bien aimé.
La citation du jour : Perdre quelqu'un qu'on aime est terrible, mais le pire serait de ne pas l'avoir rencontré. (Marc Lévy)
12 novembre 2009
Jura : la fin d'un périple
Et voilà, tout a une fin surtout les bonnes choses. Il m'aura fallu 14 jours pour vous présenter un voyage qui en a duré 7 !
Si vous voulez continuer le voyage, il vous suffira de vous rendre chez Michel. Ses photos d'automne sont splendides et je suis curieux de voir le Jura en hiver.
Nous passons aujourd'hui à Pont-de-Poitte où nous nous arrêtons quelques minutes afin d'observer ces formations naturelles que sont les "Marmites de géants".
Ces marmites se sont formées au fil du temps grâce aux forces combinées des rapides de l'Ain et de galets, qui par frottements répétitifs ont creusé la roche. Assez curieux, non?
Pont-de-Poitte est aussi un endroit charmant. Voyez plutôt :

Quittons cet endroit pour une dernière visite : la ville médiévale d'Orgelet. Elle vaut le détour.

Si vous voulez voir cette ville du haut, à l'emplacement de l'ancien château dont on trouve peu de traces, armez-vous de courage car là, je vous le jure, c'est dur dur ! Il aurait bien fallu un treuil pour me mener là haut !
Cadet Roussel a trois maisons, (bis)
Qui n’ont ni poutres, ni chevrons, (bis)
C’est pour loger les hirondelles,
Que direz-vous d’Cadet Roussel ?
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !..
Pourquoi est-ce que je viens maintenant avec les paroles de cette chanson? Eh bien, Guillaume Roussel dit Cadet Roussel est né à Orgelet en 1743. C'était un huissier qui aurait acheté une maison toute biscornue.
Gaspard de Chenu, auteur de chansons spirituelles et satiriques, tourne gentiment Guillaume en dérision et, sur l'air de Jean de Nivelle, il écrit la chanson de Cadet Roussel. Ce n'est pas la maison qui suit mais j'ai eu envie de la photographier.
Orgelet fait partie des "Petites cités comtoises de caractère". Un parcours flèché vous permet de vous balader à la découverte de la ville.
Pour terminer, je vous invite à mettre le son et à cliquer ici (la chanson doit se mettre en route, ce n'est pas le cas aujourd'hui chez moi) et peut-être à pénétrer sur le site.
Voilà donc mon reportage terminé. Si l'Office de tourisme de Franche-Comté veut m'engager, je suis disponible et je ferai facilement la promotion de ce charmant coin de France comme il y en a tant !
Alors, qui réserve des vacances dans le Jura pour l'été prochain? Michel, tu as de la place chez toi?
La citation du jour : Savoir s'étonner à propos est le premier pas fait sur la route de la découverte. (Louis Pasteur)
Petit ajout :
1. N'oubliez pas mon petit défi. Je n'ai pas encore reçu beaucoup de participations (Monelle, Mounette, Arlette, Frida, Eva, Anne-Marie et Saravati s'y sont déjà collées. Je les en remercie.)
2. Si vous n'en avez pas marre de mes photos, Maxi a réalisé une superbe vidéo sur un air de Gilles Vigneault. On connait Maxi la scrappeuse, on oublie souvent Maxi la créatrice de vidéos. Un petit saut ici.
3. Violette a eu la gentillesse de lire mon recueil de nouvelles et de dire ce qu'elle en a pensé. Merci à toi Violette. A voir ici.
11 novembre 2009
Jura XIII
Pour un blog diversifié, comme le dit Pierre, le thème ne change pas beaucoup ! Mais nous arrivons tout doucement à la fin de notre voyage. Merci de m'avoir accompagné jusqu'ici.
Nous voilà de retour au pays des lacs. Un petit arrêt au lac de Clairvaux où une petite plage a été aménagée pour ceux qui veulent se reposer et qui en ont marre de marcher et de me suivre dans mes balades quelque peu fatigantes!

Moi, la plage, ce n'est pas mon truc. A moins d'avoir un bon bouquin avec moi mais là, pas question de lire, le fiston veut marcher. Il a beaucoup d'énergie à dépenser. Alors, j'admire le paysage et nous partons. Vous restez là ou me suivez?

Si vous me suivez, je vous emmène en pleine nature (eh oui encore!). Un autre lac beaucoup plus sauvage que celui de Clairvaux : le lac de Bonlieu.

Michel m'avait conseillé ce lac car on peut en faire le tour en 1 heure. Je dois dire que j'ai été un peu déçu (pas de l'endroit, bucolique à souhait) mais la promenade nous éloigne quelque peu des rives du lac.
J'ai vraiment du mal à choisir parmi toutes mes photos. Alors, tant pis si vous faites une overdose mais en voilà plusieurs à la suite.



Ce jour-là, le temps n'était plus au beau fixe. Le Jura savait que nous allions le quitter et ses yeux étaient remplis de larmes. Il a quand même eu la gentillesse d'attendre notre départ pour libérer toutes les larmes de son ... ciel. Le ciel est donc, ce jour-là, passé du bleu au blanc.


En chemin j'ai rencontré cette tendre fleur que j'ai cueillie pour vous. Ce n'est pas encore le bouquet final mais ça y ressemble. Demain, nous terminerons cette superbe et longue balade jurassienne.

La citation du jour : Si ma vie n'est qu'une cause perdue, je partirai libre d'y avoir au moins cru. (Grégory Lemarchal)
10 novembre 2009
Jura XII
Je vous emmène aujourd'hui dans un endroit magique : un labyrinthe minéral.

Les photos rendent difficilement l'étrangeté de ce site exceptionnel : le sentier karstique de Malrocher. Ce sont les éléments naturels (pluie, gel,...) qui ont façonné le paysage.
Ce plateau calcaire fissuré par les eaux de ruissellement porte un nom bien particulier : lapiaz. Le parcours à travers ce labyrinthe est jalonné de grottes, d'effondrements,... Nous avons même rencontré le repaire d'un ermite !
D'étranges personnages ponctuent la promenade qui en devient amusante...

Ne vous avais-je pas dit que le Jura était un endroit magique? Vous pouvez rencontrer ces curieux habitants des forêts sur le blog de Michel.
Pour une fois, pas de grimpette. La promenade est relativement aisée. Je dis "relativement" car il faut quand même contourner ou escalader tous ces rochers disséminés dans la forêt.
Je termine ce post avec des fleurs que j'ai cueillies juste pour vous.

La citation du jour : La figue ne tombe jamais en plein dans la bouche. (proverbe kabyle)
09 novembre 2009
Je rêve ...
Je pensais continuer ma balade jurassienne aujourd'hui mais j'ai découvert une chanson que je rêve de vous faire découvrir. C'est un vértitable coup de coeur pour moi : les paroles de la chanson et les images du clip (vous comprendrez certainement pourquoi quand vous l'aurez vu).
Je rêve d’une terre sereine
Là où les gens balancent leurs peines
Je rêve sans fausses notes sans ratures
Je rêve au delà des blessures
Je rêve d’un monde qui s’élève
Au milieu des champs où l’on crève
Je rêve qu’on puisse changer le temps
Lancer contre le vent
Ca fait du temps quand on y pense
Qu’on aimerait tant avoir une chance
De changer des choses
Qu’on nous impose
Afin d’éviter qu’on explose
Ca fait du temps qu’on nous embrasse
Avec des maux/mots qui laissent des traces
Ca fait longtemps qu’on rêve d’un monde pour nous garder
Ca fait longtemps qu’on rêve d’un monde pour nous garder
Je rêve de gens qui se réveillent
Dans leur p’tit nid, qu’ils s’émerveillent
Je rêve de villes non polluées
Afin que l’air puisse circuler
Je rêve d’un ciel bien étoilé
Là où les cons sont nettoyés
Je rêve qu’on puisse changer le temps
Lancer contre le vent
Car ça fait du temps quand on y pense
Qu’on aimerait tant avoir une chance
De changer les choses
Qu’on nous impose
Afin d’éviter qu’on explose
Ca fait du temps qu’on nous embrasse
Avec des maux/mots qui laissent des traces
Ca fait longtemps qu’on rêve d’un monde pour nous garder
Ca fait longtemps qu’on rêve d’un monde pour nous garder
Ca fait longtemps qu’on rêve d’un monde pour nous sauver
Pas possible d'intégrer la vidéo sur le blog. Je vous invite donc à aller voir le clip et admirer les photos d'un endroit merveilleux que je connais bien sur Youtube.
L'album ne sera disponible que le 16 novembre. Gageons que ce premier extrait sera un grand succès.
Nous reprenons notre périple jurassien demain?
La citation du jour : Se promettre des choses à soi-même est le plus dur des défis. Le plus beau est de les relever. (Grégory Lemarchal)
08 novembre 2009
Une nouvelle pause et un défi
Il y a longtemps que je ne vous ai plus lancé de défi. Le dernier en date était "De ma fenêtre, je vois..." . J'ai retrouvé textes et photos sur plusieurs blogs. Le défi a été relevé par plusieurs d'entre vous.
Il est temps de vous en lancer un autre. J'espère qu'il aura son petit succès.
J'ai trouvé cet "exercice" dans le livre de Béatrice Libert "Au pays de Magritte". Vous savez que Magritte, peintre belge, avait le don de donner à ses oeuvres des titres qui n'ont aucun rapport avec les tableaux, du moins à nos yeux. En voici une série :
La mémoire - L'empire des lumières - La clé de verre - La trahison des images - Ceci n'est pas une pomme - La baigneuse - Le cinéma bleu - Le faux miroir - Le retour de flamme - La grande guerre - L'assassin menacé - Le jockey perdu - Le joueur secret - Le salon de Dieu - Le rossignol - Le mal du pays - Magie noire - Le masque de l'éclair - L'au-delà - Le domaine enchanté - La fée ignorante - Les compagnons de la peur - La géante - Le beau monde - Le bouquet tout fait - La page blanche - Les exercices de l'acrobate - Entracte - Le puits de vérité - Le modèle rouge - La tentative de l'impossible - Le sorcier - La main heureuse - La chambre d'écoute - Les amants - La condition humaine - Les deux mystères - La pipe - Le masque vide - La clé des songes - L'explication - La saveur des larmes - L'invention collective - Le plaisir - L'art de la conversation - La découverte du feu - Le libérateur - Le mois des vendanges - La grande famille - La voix des vents - Les travaux d'Alexandre - Le séducteur
Voilà votre travail :
En puisant dans cette banque de titres, vous composez un texte (prose ou poésie) qui renverra au monde mystérieux de Magritte. Vous pouvez ajouter des mots ou en enlever, modifier les titres à votre convenance, en coupler, ... Tout vous est permis.
Je compte sur vous. Laissez libre cours à votre imagination. Voici deux exemples :
La page est blanche
La mémoire des amants s'est éteinte
Entracte
La clé des songes a fait taire la voix des vents
L'au-delà est incertain
Entracte
Le masque de l'éclair a recouvert le faux miroir
Les amours se sont perdus dans l'empire des lumières
Entracte
Le retour de la flamme ne se fera pas
Ils ont gouté la saveur des larmes
Fin de l'acte
Ceci n'est pas une pomme
Trahison des images
La mésange amoureuse imite le rossignol
Trahison des sons
L'explication fait fuir le plaisir
Trahison des mots
Le faux miroir renvoie l'image du mal
Trahison du reflet
L'amante est en pleurs dans ses draps froissés
Trahison du séducteur
Emportée par les vagues, la baigneuse se meurt
Trahison de la vie
L'écrivain est en nage mais la page reste blanche
Trahison de la plume
Voilà ! Facile n'est-ce pas? Je compte sur vous. Laissez libre cours à votre imagination et envoyez-moi vos textes. Je les rassemblerai quand j'aurai fini mon reportage jurassien qui reprendra ... demain, si vous le voulez bien.
Depuis mon dernier défi, de nouvelles personnes visitent ce blog. Je compte sur elles aussi.
La citation du jour : Il y a plus de courage que de talent dans la plupart des réussites. (Félix Leclerc)
07 novembre 2009
Jura XI
Nous avons quitté Salins-les-Bains vers midi : l'heure de se restaurer mais décidément je préfère la nature à la ville, alors nous emportons notre pique-nique et nous mangeons au pied du mont Poupet. La grimpette se sera pour après.
Le mont Poupet. Ce nom ne vous dit sans doute rien (sauf si vous connaissez bien la région) et pourtant. C'est le lieu de rendez-vous de la flore et de la faune. La nature vierge quoi ! Bon, d'accord, l'homme y a laissé sa trace.
Arrivés en haut, non seulement le paysage s'étend à nos pieds jusqu'aux Alpes (si le temps est clair) mais des visiteurs nous attendent.

Ci-dessus : mon premier montage photo. Alors, soyez indulgents, j'essayerai de faire mieux la prochaine fois.
Voletant tout autour de moi, ce magnifique papillon a, de suite, attiré mon regard plus que la vue que l'on a du haut du mont Poupet ! Dans mon jardin, il y a peu de papillons (à part les Belles Dames qui sont venues en masse cette année. Bon, Pierre, pas de commentaires à ce sujet !) et ce spécimen est splendide. Je l'avais déjà vu sur plusieurs blogs (Foise, Roger et Claude sont pour moi les références en matière de lépidoptères). Je l'ai donc reconnu tout de suite : le Flambé ! Magnifique ! Mais il a la bougeotte, difficile de le prendre en photo.
Mon guide indique qu'il fréquente les pentes ensoleillées et là, il faisait vraiment chaud, il avait l'air d'être au paradis.

Par les courants ascendants
Il se laisse porter
Les ailes déployées
Sur un souffle de vent
Sur les pentes ensoleillées
Il retrouve la fleur
Qui fait battre son coeur
Depuis plus d'un été
Les ailes offertes au soleil de l'été
Les écailles recouvertes de plaisantes couleurs
Ah je l'avoue, c'est véritable bonheur
D'observer cet insecte au doux nom de Flambé
Si tu veux l'observer
Tout en haut de la colline
Ne fais pas triste mine
Il te faudra grimper !
Magnifique spectacle auquel je me suis arraché avec difficulté mais il faut quitter le mont, après un dernier regard dans les environs, pour partir, comme promis, à la découverte des sources du Lison.

C'est parti. Quelques kilomètres seulement et nous découvrons un endroit splendide : un de ceux qui m'ont le plus marqué. Quelques photos? Mais lesquelles choisir? Bon, regardez :

Avez-vous vu comme cet endroit est magique? Je suis sûr que lutins et fées s'y donnent rendez-vous ! Passons derrière la cascade, c'est là qu'on trouvera les sources.
Nous pénétrons dans une grotte (sans doute le repère d'un gnome ou d'un elfe). Regardons par la "fenêtre" avant de continuer notre chemin.

Nous sommes arrivés. C'est là, dans cette grotte que nous découvrons la source (ou une source ?) du Lison.

Dans ces endroits magiques, la nature est reine et moi, je suis au paradis. J'ai essayé de vous y emmener. Ai-je réussi?


C'est à regret que je quitte cet endroit après avoir jeté un dernier regard sur l'Eden. "Eden is a magic world", n'est-ce pas Odile?

Alors? Prêts à réserver vos prochaines vacances dans le Jura?
La citation du jour : L'univers est plein de chose magiques qui attendent patiemment que nous soyons assez intelligents pour les percevoir. (Eden Philpotts)
06 novembre 2009
Jura X
Avant de partir en ville, comme je vous l'ai promis hier, je vous montre un montage photo réalisé par notre ami Jean-Pierre. J'adore ! Je vais, moi aussi, m'y mettre. J'espère que j'arriverai à de bons résultats en suivant les explications de ... JP .

Ca y est ! Nous partons ... direction "Salins-les-Bains". Vous comprendrez aisément que l'histoire de cette ville est étroitement liée à l'histoire du sel.
En effet, pendant 1200 ans environ, Salins "du Jura" a tiré sa prospérité de l'exploitation du sel. Les salines abritent d'impressionnantes galeries souterraines et un système de pompage hydraulique du XIXe siècle toujours en fonctionnement.
Les Salines ont cessé de fonctionner en 1962. Aujourd'hui, elles invitent les visiteurs à découvrir l'histoire du sel, ses techniques d'exploitation et de fabrication. Cette année, les salines sont inscrites sur la liste du Patrimoine de l'humanité de l'UNESCO.
Dans la salle des poêles, les sauniers chauffaient la saumure jusqu'à évaporation de l'eau et formation des cristaux de sel. Dur métier !
Mes photos prises à l'intérieur ne sont jamais terribles. Je vous propose donc uniquement 2 photos prises dans les galeries où vous pouvez gouter la salinité de l'eau. Beurk !
Puisque nous sommes à Salins-les-Bains, je vous propose une petite visite de la ville. On y trouve, en effet, de très beaux bâtiments.


Par-dessus les toits de la ville pointe une coupole que je vais m'empresser d'aller voir de plus près.

Un petit tour à l'église, un rafraichissement à la fontaine (il fait vraiment très chaud) puis nous repartons à la découverte de la nature comtoise.
Demain nous repartirons donc à la découverte de cette nature que j'aime tant. Nous escaladerons le mont Poupet où une surprise vous y attend et nous visiterons les sources du Lison. Deux spectacles à ne pas manquer : la beauté à l'état pur !
La citation du jour : Tu dis que tu aimes les fleurs et tu leur coupes la queue.
Tu dis que tu aimes les chiens et tu leur mets une laisse.
Tu dis que tu aimes les oiseaux et tu les mets en cage.
Tu dis que tu m'aimes, alors moi j'ai peur... (Jean Cocteau)






























































