Des nouvelles de moi

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29 janvier 2012

Tallinn ... peut-être la fin

Je vous ai déjà montré plus de 40 photos de Tallinn et je n'ai pas fini. J'espère que ça ne devient pas barbant. J'ai trouvé cette ville tellement belle!

Comme je le fais à chaque fois que j'en ai l'occasion, je vais prendre de la hauteur. C'est du haut de la tour d'une église que j'ai pris ces photos :

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La Finlande n'est pas loin. Nous prendrons un bateau pour nous y rendre très bientôt.

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Mais retournons auparavant vers la vieille ville. La visite n'est pas terminée.

 

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Nous allons, une fois de plus, prendre de la hauteur. Nous pouvons monter dans la tour de l'hôtel de ville pour voir la place de haut.

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Au loin, vous apercevez une magnifique cathédrale dont je vous ai déjà parlé. La visite n'est pas encore terminée. Franchement, j'exagère avec mes photos. Je mitraille à tout vent! Je me demande quand j'arriverai à faire cet album...

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La Baltique n'est jamais loin. Nous y naviguerons ensuite jusqu'à Helsinki.

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Voilà, si vous le voulez, vous me retrouvez après-demain pour continuer la visite. Il y a des petits jardins à visiter. Certains sont de toute beauté...

La citation du jour : Il n'y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel. (Dalaï-Lama)

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27 janvier 2012

Tallinn encore

Nous nous sommes quittés avant-hier à un endroit d'où on a une belle vue sur la ville. Nous nous y retrouvons.

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Maintenant nous nous dirigeons vers le centre pour une visite de la vieille ville.

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Nous empruntons un passage étroit et nous nous retrouvons sur la place de l'Hôtel de Ville.

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Depuis plus de huit siècles, cette place est l'endroit de rassemblement de tous les habitants de la ville. De nos jours, les manifestations culturelles de la vieille ville y ont lieu.

L'hôtel de ville est l'unique bâtiment de style gothique conservé dans les pays nordiques.

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L'Art Nouveau s'est également implanté à Tallinn. Certaines maisons ont attiré mon attention comme celle dédiée à l'Egypte.

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Certaines maisons valent vraiment le détour!

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Ne le trouvez-vous pas marrant ce bonhomme apposé en haut d'une pharmacie?

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J'ai aussi beaucoup apprécié ces statues qui ornent la façade d'un bâtiment.

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Tallinn compte tellement de richesses que mon APN a chauffé et que j'ai bien du mal à choisir les photos que je veux vous montrer. Je vous donne donc rendez-vous après-demain pour une quatrième visite de la ville si vous le souhaitez.

Bonne journée à tous.

La citation du jour : Pour jouir d'une vie heureuse et accomplie, la clé est l'état d'esprit. (le Dalaï-Lama)

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25 janvier 2012

Tallinn 2

Bonjour, merci pour votre fidélité. Puisque vous êtes là, on y va, on va visiter cette ville fortifiée qu'est Tallinn. Des trois capitales baltes, c'est vraiment celle-ci que j'ai préférée.

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Le patrimoine de la vieille ville est concentré dans les limites de l'ancienne enceinte. C'est le Tallinn médiéval : églises, monastères, édifices publics, maisons de marchands,...

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La cathédrale Alexandre Nevski fut érigée à la fin duXIXe S, période qui vit la Russie tsariste mener une politique impériale de russification.

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Malheureusement, comme un peu partout, des échafaudages empêchent de faire des photos correctes!

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Petit clin d'oeil à une amie: Avec ces églises, fini les "turlututu chapeau pointu"!

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L'éminence rocheuse supportant la citadelle de Toompea semble se trouver là naturellement dans le but de défendre la ville.

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Le château de Toompea, de style baroque tardif, abrite aujourd'hui le Parlement estonien.

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Le drapeau de l'Estonie flotte en haut de la plus haute des tours d'angle.

La colline de Toompea devint à l'époque germanique le bastion de la noblesse et du clergé, tandis que la ville basse était le refuge des artisans et des commerçants.

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Empruntons un passage qui nous permet d'avoir une vue sur la ville basse. Et c'est le retour des "chapeaux pointus".

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Je vous laisse admirer le paysage et je vous retrouve dans deux jours pour la suite de la visite.

La citation du jour : Des malheurs évités, le bonheur se compose. (Alphonse Karr)

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23 janvier 2012

Tallinn 1

Nous arrivons maintenant à la troisième étape de notre voyage : Tallinn, capitale de l'Estonie.

Pour un touriste français fraichement débarqué, Tallinn ferait d'emblée figure d'un Saint-Malo des bords de la Baltique, avec sa vieille ville fortifiée qui domine le golfe de Finlande (Helsinki n'est qu'à 85 km).

Nous nous installons à l'hôtel. J'ouvre la fenêtre et, bien qu'il fasse déjà sombre, j'admire la vue.

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La luminosité n'est pas au top, mais je ne peux m'empêcher de faire mes premières photos.

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L'hôtel est situé près d'un port. Je descends y faire une petite balade.

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Il commence à se faire tard mais je suis attiré par les lumières de la ville. Ca ne me semble pas trop loin; j'y vais. Je ne ferai pas de photos, il fait déjà trop noir.

Le lendemain matin, la vue est tout autre...

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Son caractère maritime lui donne un aspect ouvert et aéré qui distingue Tallinn des deux autres capitales baltes, situées à l'intérieur des terres.  Sa position stratégique de port à la croisée des routes commerciales entre les villes européennes et la Russie a d'ailleurs été la raison des convoitises qu'elle a suscitées chez ses voisins au cours de l'histoire.

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Après le petit-déjeuner, une jeune et jolie guide ayant fait Erasmus et parlant donc le français à la perfection vient nous chercher. La guide incompétente de Riga est vite oubliée.

Elle nous emmène tout d'abord dans un quartier résidentiel et de loisirs, apprécié, car il permet, à proximité du centre ville, de fuir le bruit de la cité.

Le parc-musée de Kadriorg s'étend sur 60 hectares et comprend, entre autre, l'étang aux cygnes.

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Le parc constitue, pour les Tallinnois un lieu privilégié de promenades en été aussi bien qu'en hiver. Autour de l'étang, il y a toujours du monde : ici, les enfants ont surtout plaisir à nourrir les cygnes et autres oiseaux.

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La construction de Kadriorg commença le 22 juillet 1718, lorsque Pierre le Grand fixa l'emplacement du château et du parc. De nos jours, il abrite le musée des Beaux-Arts.

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La place du Chant fut aménagée afin d'organiser de grands festivals de chant accueillant des participants venus de l'Estonie entière. Tous les cinq ans, le premier weekend de juillet, s'y rassemblent les meilleurs représentants des chorales, des musiciens et des groupes de danse folklorique.

La plus grande chorale du monde, comprenant près de 30 000 chanteurs, donne des concerts à un public de 200 000 personnes environ.

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Sur la place du Chant, la statue de Gustav Emesaks, célèbre compositeur et chef de choeur estonien.

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C'est ici que nous nous quittons. Je vous retrouve dans la vieille ville après-demain. Bonne journée à tous.

La citation du jour : Ce n'est pas tant le chant qui est sacré, c'est le lien qu'il crée entre les êtres. (Philippe Barraqué)

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21 janvier 2012

Atelier d'écriture

Cette fois, nous devions choisir entre 3 thèmes :

1. C'est la journée de la femme aujourd'hui.
2. Les pommes de terre sont trop cuites, la casserole a brûlé.
3. En sortant de chez vous, vous trouvez un bouquet de fleurs devant votre porte.

Ensuite, nous devions tirer une situation au sort. Par exemple :

1. une femme qui vient de perdre sa place
2. une femme qui ne veut pas d'enfants
3. une femme qui vient d'être plaquée
4. une femme dont seule la carrière compte
5. une femme seule
etc...

Voici mon texte, à vous de deviner le thème et la situation :

C'est ma journée catastrophe! Je me lève, je mets un pied par terre ... Enfin, quand je dis par terre, je mets le pied dans quelque chose de mou, d'infâme, ... C'est le chat! Non, je ne mets pas le pied sur le chat mais sur ce qu'il m'a laissé sur la descente de lit, oui, celle que ma belle-mère m'a offerte pour Noël. Je la déteste de toute façon! Je déteste autant cette carpette que celle qui me l'a offerte! Ma belle-mère n'a qu'un mot à la bouche, un seul : ENFANT.

- Vous verrez, quand vous aurez des enfants...

- Bon, dites-moi, vous n'êtes plus si jeunes que ça, les enfants, c'est pour quand?

- Jocelyne, dis-moi, entre femmes on se comprend ... tu peux avoir des enfants? Tu n'es pas ....Parce que mon Jacques, tu sais, les enfants, il les adore et si tu ... , enfin, si tu ne peux ..., tu comprends?

Ben moi, j'aime mon chat. Enfin je l'aimais jusqu'à ce qu'il me laisse ce truc puant sur la carpette.  Cette horreur! Je pourrai enfin la jeter, mais, en attendant, mon pied est plein de ... enfin, pas besoin de vous faire un dessin, vous comprenez.

Je crie :"Sale bête!" ce qui réveille Jacquot qui croit que je m'adresse à lui. Il se relève, je lui montre mon pied ... Savez-vous ce qu'il me dit?

- T'aurais un gosse au lieu d'un chat, t'aurais pas ce truc immonde sur le pied!

- Et toi, tu ne dormirais pas 10 heures par nuit, que je lui réponds. Et toc!

Alors là, il se retourne et il me dit :

- Va te laver, tu pues!

Je l'aurais tué!

- Et puis, mets la carpette dans la machine...

Celle-là, c'est dans la poubelle qu'elle va valser et plus vite qu'il ne le pense!

La journée continue pareille à toutes les autres sauf, qu'en plus, je dois aller chez le vétérinaire. Comme si mes semaines n'étaient pas assez chargées comme ça!

Du retard chez le vétérinaire et j'ai raté "Les Zamours" à la télé! Une journée catastrophique, je vous dis!

Le soir vient. Je prépare le repas pour mon gentil mari et là, pof, je vous le donne dans le mille : les patates sont trop cuites, j'ai laissé brûler la casserole!

Là-dessus, le Jacquot ouvre la porte et me lance comme tous les soirs :

- Chérie, c'est moi.

Je me demande bien qui ça pourrait être d'autre? Le facteur?

- Qu'est-ce qu'on mange ce soir?

- Ta main!

Il n'en revient pas, le Jacquot. Je ne lui ai jamais parlé comme ça. Ce n'est pas le jour, c'est tout!

Je cache la casserole sous l'évier et je lui dis :

- T'as rien oublié?

Lui, avec son air de gorille :

- Ben, j'crois pas ...

- On est le 17 janvier...

- Et alors?

- Et alors, on s'est rencontrés un 17 janvier!

Ce n'est pas vrai. En fait, c'était un 12 mars mais lui, il n'a aucune mémoire.

- Tu pourrais peut-être me payer le resto...

Je lui dis ça avec un tel regard de femme amoureuse, qu'il craque de suite. Amoureuse, je ne le suis plus depuis une décennie mais ça, il ne s'en rend pas compte!

Pour une fois, il ne se fait donc pas prier, un peu gêné d'avoir oublié l'anniversaire de notre rencontre, sans doute. Il sourit - incroyable! je me demande s'il n'en a pas marre de mes plats trop cuits, ben oui, le soir, il y a "Les feux de l'amour à la télé, c'est quand même pas ma faute s'ils passent le feuilleton à l'heure où je mets cuire le souper! - il m'embrasse - je n'en reviens pas - et il me dit :

- Je t'emmène.

On prend la voiture (le resto se trouve quand même à 250m de la maison) - je raterai sans doute "Joséphine, ange gardien", mais je ne dis rien, je sais qu'ils le rediffuseront la semaine prochaine - et on rentre au "Mets Encore". On s'installe à la seule table libre, juste à côté d'une famille nombreuse. Je regarde les gosses et je ne sais pas ce qu'il me prend. J'me mets à chialer. Ces gens rayonnent de bonheur et, moi, je suis terne, ma vie n'a aucun sens, je n'ai pas d'enfants! Je viens seulement de m'en rendre compte après 15 ans de mariage.

Jacques prend le menu, me le tend, me dit : "Qu'est-ce qui te ferait plaisir?"

Sans réfléchir, je lui réponds :

- Un enfant !

Il me regarde avec des yeux grands comme des boules de billard. Il se demande s'il a bien entendu...

- Répète ...

- J'veux un enfant...

- T'en as jamais voulu!

- Y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

- Et le chat?

Voilà tout ce qu'il trouve à dire!

- Quoi le chat? Il pue le chat, il fait des saletés sur la carpette de ta mère et ... il ne remplacera jamais un enfant!

Eh bien, vous me croirez si vous le voulez, on n'a pas commandé, on s'est levés et on est allé le faire ... l'enfant !

J'vous l'dis, une journée catastrophique!

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19 janvier 2012

Dernier livre lu

tessonD'habitude, je ne lis aucun livre de la rentrée littéraire, j'attends qu'ils soient sortis en format "poche",  je ne lis pas non plus les livres primés mais, cette fois, j'ai eu très envie de savoir ce que Sylvain Tesson a fait, seul, pendant des mois, dans les forêts de Sibérie.

Sylvain Tesson est un écrivain, un journaliste et un grand voyageur. Après un tour du monde à vélo, il se passionne pour l'Asie centrale qu'il parcourt inlassablement.

En 2003, il a séjourné, pour la première fois, au bord du lac Baïkal. Il y a découvert des cabanes espacées habitées par des ermites qui avaient l'air heureux. L'idée de passer quelques mois, seul, dans une cabane, l'a poursuivi pendant 7 ans. Il a enfin mis son projet à exécution.

Il a vécu six mois dans une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac, à 5 jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée et hostile parfois.

Son but : être heureux. Il pense y être parvenu.

Jour après jour, il a écrit dans un cahier ce qu'il pensait, ce qu'il faisait, face aux éléments et à la solitude. C'est ce cahier qu'il a édité et pour lequel il a reçu le prix Médicis.

Je dois dire que j'ai été un peu déçu de cette lecture. Mon esprit s'est souvent évadé ne pouvant s'attacher aux mots et pourtant... Pourtant, Sylvain Tesson écrit bien et de manière poétique :

"Le froid a lâché ses cheveux dans le vent."

" Un jour, l'homme pénètre dans le bois. Les dieux se retirent."

Mais ... comme il a passé six mois avec pour seule compagnie une mésange, on ne peut pas s'attendre à des événements importants, rien que des réflexions qui, finalement, tournent toujours autour des mêmes sujets :
- la solitude :

" Je suis seul. La solitude est cette conquête qui vous rend jouissance des choses. J'ai atteint le débarcadère de ma vie. Je vais enfin savoir si j'ai une vie intérieure."

" La solitude : ce que les autres perdent à n'être pas auprès de celui qui l'éprouve."

" Qu'est-ce que la solitude? Une compagne qui sert à tout. Elle est un baume appliqué sur les blessures. Elle fait caisse de résonance : les impressions sont décuplées quand on est seul à les faire surgir. Elle impose une responsabilité : je suis l'ambassadeur du genre humain dans la forêt vide d'hommes. Je dois jouir du spectacle pour ceux qui en sont privés. Elle génère des pensées puisque la seule conversation possible se tient avec soi-même? Elle lave de tous les bavardages, permet le coup de sonde en soi. Elle lie l'ermite d'amitié avec les plantes et les bêtes et parfois un petit dieu qui passerait par là."

" Rien ne vaut la solitude. Pour être parfaitement heureux, il me manque quelqu'un à qui l'expliquer."

- le temps :

" Moi qui sautais au cou de chaque seconde pour lui faire rendre gorge et en extraire le suc, j'apprends la contemplation. S'asseoir devant la fenêtre le thé à la main, laisser infuser les heures, offrir au paysage de décliner ses nuances, ne plus penser à rien et soudain saisir l'idée qui passe, la jeter sur le carnet de notes."

" Chaque seconde m'appartient. Je suis libre d'en disposer comme je l'entends, d'en faire des chapitres de lumière, de sommeil ou de mélancolie. Ces jours sont des êtres d'argile à modeler."

" Il n'y a personne. Même pas un véhicule au loin. La seule chose qui passe ici, c'est le temps. Le bonheur dans mon existence de voir apparaitre les mésanges."

- l'ennui :

" L'ennui ne me fait aucune peur. Il y a morsure plus douloureuse : le chagrin de ne pas partager avec un être aimé la beauté des moments vécus."

- la Terre, la pollution, la surpopulation :

" Sur une Terre surpeuplée, surchauffée, bruyante, une cabane forestière est l'eldorado. Habiter joyeusement des clairières sauvages vaut mieux que dépérir en ville."

" Il suffisait de demander à l'immobilité ce que le voyage ne m'apportait plus : la paix."

" L'ermite ne souille pas la Terre. Privé de machine, il entretient son corps. Coupé de toute communication, il déchiffre la langue des arbres. Libéré de la télévision, il découvre qu'une fenêtre est plus transparente qu'un écran."

" Il faut avoir souffert d'indigestion dans le coeur des villes modernes pour aspirer à une cabane fumant dans la clairière.  Une fois ankylosé dans la graisse du conformisme et enkysté dans le saindoux du confort, on est mûr pour l'appel de la forêt."

" L'homme est un enfant capricieux qui croit que la Terre est sa chambre, les bêtes ses jouets, les arbres ses hochets.

- l'humain :

" Je n'ai oublié qu'une chose : un beau livre d'histoire de la peinture pour contempler, de temps en temps, un visage. Pour m'en souvenir, je n'ai que mon miroir."

" Une question se pose à l'ermite : Peut-on se supporter soi-même?"

- les animaux :

" Comment peut-on préférer mettre les oiseaux dans la mire d'un fusil plutôt que dans le verre d'une jumelle?"

" Le courage du chien : il regarde ce qui surgit devant lui, sans se demander si les choses auraient pu se passer autrement. Je pense à ces efforts de l'homme pour dénier toute conscience aux animaux.

" Au fond des bois, il est troublant le spectacle des bêtes. Comment être certain que la danse des moucherons dans le rayon du soir n'a pas une signification? Que savons-nous des pensées de l'ours? Et si le crustacé bénissait la fraicheur de l'eau sans aucun moyen pour lui de nous le faire savoir et sans espoir pour nous de le déceler? Et comment mesurer l'émoi des passereaux lorsqu'ils saluent l'aurore? Et pourquoi ces papillons dans la clarté du midi ne connaitraient-ils pas l'intensité esthétique de leurs chorégraphies? "

Je vais arrêter là bien que j'aie encore souligné d'autres passages dans le livre.

La solitude de Sylvain a été rompue de temps en temps par des hommes qui venaient lui dire bonjour. Lui-même a parfois parcouru des dizaines de kilomètres pour se rendre chez des "voisins". Il a également reçu des chiens qui lui ont tenu compagnie. L'homme est-il vraiment capable de vivre six mois dans une solitude absolue?

Quelque chose m'a dérangé dans le récit : Sylvain a beaucoup fumé pendant son séjour et énormément bu. Les litres de vodka ont coulé dans les gosiers. Pourquoi? Ne peut-on atteindre le bonheur sans ces éléments artificiels de notre humanité? J'ai pris ça un peu comme un anachronisme face à cette immensité blanche, cette nature sauvage.

Pas un coup de coeur pour moi mais un livre qui pousse à la réflexion.

Merci à ceux qui ont lu mon trèèèèèèèès long billet de ce jour.

Laissons à Sylvain la citation du jour : " Il faut se donner la possibilité d'un bonheur mininum".

 

 

 

 

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17 janvier 2012

Un petit moment de bonheur

Voulez-vous passer un petit moment de bonheur? Je suppose que oui. Alors, n'hésitez pas : cliquez ici et laissez-vous emporter.

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15 janvier 2012

Parnu

Aujourd'hui, nous sommes encore à Parnu, ville étape entre Riga et Tallinn.

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Nous ne raterons évidemment pas les clochers, présents comme dans toutes les villes.

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La porte de Tallinn : C'est la seule porte du XVIIeS qui a été préservée dans les pays baltes. Elle fut élevée par les Suédois.

La porte servait à assurer l'arrivée triomphante de personnalités en provenance de Tallinn.

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Derrière cette porte se trouve un charmant petit parc ...

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dans lequel trône une statue d'une poétesse estonienne.

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En se baladant dans la ville, on ne peut rater ce magnifique bâtiment dont je ne peux vous parler. Je n'en trouve trace ni dans mes guides ni sur Internet.

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La visite de cette ville vaut surtout pour la beauté de ses maisons.

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Je remercie ici notre chauffeur - qui ne me lira pas - d'avoir traduit tout ce que notre guide anglophone nous racontait.

La citation du jour : Choisir ses voisins est plus important que sa maison. (proverbe chinois)

 

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13 janvier 2012

Parnu

Avant de nous rendre à Tallinn pour visiter la dernière capitale balte, nous nous arrêtons à Parnu. Cette ville se trouve au bord de la mer. Ca nous fait du bien de nous retrouver au grand air et de voir autre chose que des églises.

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Le nom de Parnu signifie "la ville des tilleuls" nombreux à border les allées de la ville. Située sur la route qui relie Riga à Tallinn, cette petite ville paisible des bords de la Baltique devient, à l'arrivée des beaux jours, la première station balnéaire estonienne, et la plus animée en été.

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Avec ses festivals, ses casinos et ses centres de cure, ainsi que sa longue et large plage de sable blanc, Parnu apparait comme le Deauville, voire le Saint-Tropez d'Estonie.

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Mais nous devons quitter la plage car une visite guidée de la ville est prévue.

Au XIXeS, la ville a connu une prospérité due à son aménagement en station balnéaire.

Les anciens sanatoriums ont fermé leurs portes et ont été transformés en stations thermales modernes. De nos jours, la chaine hôtelière des spas est munie de toutes les prestations modernes.

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Même à l'époque soviétique Parnu était connue en tant que ville balnéaire. Les Estoniens pouvaient y jouir de la plage et de leurs maisons d'été, plutôt que des places curatives attribuées uniquement par des syndicats.

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Et bien sûr, nous n'échappons pas aux églises et clochers.

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Il faut dire que l'église baroque de Catherine II vaut vraiment le détour.

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Nous y avons remarqué cette drôle de croix mais nous n'avons pas réussi à avoir une explication correcte à son sujet.

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Nous allons diner et nous nous retrouvons pour la suite de la visite de cette ville inconnue chez nous.

La citation du jour : Clochers d'églises : des entonnoirs renversés pour conduire les prières au ciel. (Lichtenberg)


Journée mondiale du cancer.

En union avec ceux qui s’en sont sortis
En union avec ceux qui se battent en ce moment
En mémoire de ceux qui ont cessé le combat
En collaboration avec leurs proches et leurs soignants.
Faites circuler SVP
 
cancer

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11 janvier 2012

Voyage extraordinaire

Aujourd'hui, je vous convie à un voyage extraordinaire. Vous vous installez confortablement dans un fauteuil et vous vous laissez porter par les images.

Ce petit film est une pure merveille. Il vous suffit de cliquer ICI et la magie opère. Il semblerait qu'il y ait eu un problème dans la vidéo. Je vous en ai mis une autre tout aussi belle.

Bonne journée à tous.

Dans deux jours, vous pourrez me rejoindre à Parnu, petite station balnéaire estonienne.

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09 janvier 2012

Riga 2

Nous voici de retour à Riga où nous allons prendre de la hauteur pour voir la ville dans son ensemble.

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En déambulant dans les rues de la capitale, on remonte huit siècles d'histoire.  On peut en effet rencontrer tous les styles historiques présents en Europe occidentale : roman, gothique, Renaissance, baroque, classique, Art Nouveau.

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La ville a été inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Humanité en 1997 avec son patrimoine urbain inestimable.

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Notre guide a quand même réussi à nous emmener sur la place de l'hôtel de ville où elle a essayé, tant bien que mal, de nous donner des explications auxquelles nous n'avons strictement rien compris. Je peux vous dire que la révolte grondait.

Sur cette place se trouve l'église saint Pierre qui est le bâtiment le plus haut de la Vieille Ville. Le panorama que je vous ai montré a été photographié du haut de la tour  de  l'église. Un ascenseur emmène les visiteurs en douceur. La plate-forme de la tour est située à 70m alors que la flèche pointe à 123m.

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Comme dans toutes ces villes, les clochers ne manquent pas.

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Jusqu'à la seconde guerre mondiale, la place de l'hôtel de ville était aussi celle des têtes noires où se réunissaient les marchands. Tout d'abord nommée "la Nouvelle Maison", la Maison des Têtes Noires a été construite en 1334. Ce bâtiment hébergeait les membres célibataires de l'association de marchands.

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Au centre de cette belle place se trouve la statue de Roland, le saint patron de la ville, choisi par toutes les villes de la Hanse pour son image porteuse de bravoure et de sacrifice.

On trouve également une statue de saint Georges terrassant le dragon.

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Passons maintenant au bâtiment qui, pour moi, est le plus beau de la ville. Je veux parler de l'église orthodoxe.

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Sculpté de 1931 à 1935, le monument de la liberté est aussi cher aux Lettons que la tour Eiffel aux Français. Il témoigne de l'amour que porte le peuple à la patrie, et demeure le symbole de son désir d'indépendance. Au sommet, Milda, la Marianne lettone, tient à bout de bras les étoiles symbolisant les 3 régions de Lettonie.

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A quelques pas de la place de l'hôtel de ville s'élève la très controversée statue des fusillés qui rend hommage à 3 hommes de la garde rapprochée de Lénine qui feraient partie des exécuteurs de la famille Roumanov.

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C'est sur cette image que nous quittons la capitale lettone. Nous nous retrouverons en Estonie pour la suite du voyage.

La citation du jour : Ecrire le mot liberté sur le bord d'une plage, c'est déjà avoir la liberté de l'écrire. Même si la mer efface ce mot, la liberté demeure. (Jean-Michel Wil)

 

 

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07 janvier 2012

Riga 1

Nous nous retrouvons aujourd'hui à Riga, 2e des 4 capitales à visiter.

La capitale lettone, blottie au fond d'un golfe, située sur les rives de la Daugava est surnommée "Perle de la Baltique". Ce n'est pourtant pas celle-ci que j'ai préférée.

Elle a bénéficié d'une grande ouverture sur le monde au temps où elle était l'une des bases du commerce hanséatique.  Dans les années 30, son intense vie culturelle lui valut même le surnom de "Petit Paris".

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Depuis des siècles, les Lituaniens ont été des guerriers intrépides, ayant eu des chefs militaires efficaces. Pendant que l'Estonie et la Lettonie perdaient leur indépendance au cours des croisades, le grand prince de Lituanie sut protéger son indépendance.  Il avait le projet d'un grand état qui s'étendrait depuis la mer Baltique jusqu'à la mer Noire. Au XIVeS, cet état devint réalité et l'un des plus grands pays d'Europe, dont faisaient partie les actuelles Biélorussie et Ukraine.

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Considérée comme la métropole de l'Art Nouveau, Riga affiche avec fierté un tiers des bâtiments issus de ce courant architectural et artistique.

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La richesse de ce patrimoine vient surtout de l'éclectisme qui règne sur les façades. Outre l'Art Nouveau conventionnel, on retrouve de très belles représentations de la variante appelée "romantisme national" et de l'Art Nouveau nordique.

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J'ai eu, à Riga, la pire de toutes les guides de l'histoire du tourisme! Elle parlait très mal le français, ne savait pas se diriger dans sa propre ville, se repérait à un plan et demandait la route aux passants. Je vous laisse imaginer l'humeur du groupe.

Du coup, nous avons passé beaucoup de temps dans ce quartier et je pense qu'on a vu toutes les maisons réalisées selon cet art.

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La plupart de ces bâtisses sont maintenant des ambassades.

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On se retrouve dans deux jours pour la suite de la découverte de cette ville. Portez-vous bien!

La citation du jour : Jusqu'à Gutenberg, l'architecture est l'écriture principale, l'écriture universelle. (Victor Hugo)

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06 janvier 2012

Une question de champ visuel

Une explication capitale que j'ai reçue par mail. Je n'y ajouterai aucun commentaire. Lisez ceci attentivement :

Voila une explication scientifique à beaucoup de problèmes...

De récentes études le confirment : les femmes ont un champ visuel plus large que celui des hommes.

Elles voient tout !

Cette particularité remonte, parait-il, aux temps préhistoriques ou durant des millénaires, les femmes ont dû tout surveiller dans la grotte (le feu, les marmots, les prédateurs) pendant que l'homme allait au mammouth, loin du foyer.

Ce qui explique, au passage, la raison pour laquelle l'homme réussit toujours à retrouver sa tanière alors que la femme est un peu paumée dès qu'on lui met une carte routière entre les mains. C'est connu.
 
Ce particularisme peut aussi éclairer une question de société revenue soudain au devant de l'actualité : qui fait le ménage à la maison ?
 

L'homme, en raison de la faiblesse de son champ visuel, souffre d'un handicap manifeste.

Surtout le Breton, qui depuis l'Antiquité, a dû mettre la main en visière pour regarder au loin l'état de la mer, le vol des oiseaux et le profil des nuages pour son labeur quotidien.
Il a développé une acuité lointaine donc intelligente, qui, par ricochet, a réduit son champ visuel périphérique et sa capacité à bien distinguer certains détails de près.

Ainsi la femme dit à l'homme « tu vois la poussière là », l'homme répond invariablement « de la poussière, où çà ? »
C'est scientifiquement prouvé, l'homme ne voit pas la poussière alors qu'il voit très bien, de loin, la marque de la nouvelle voiture du voisin, le string de la voisine, comme au temps jadis où il chassait l'antilope.


Cette étroitesse du champ visuel explique aussi la raison pour laquelle l'homme n'est pas fait pour la vaisselle. 83,67 % des assiettes ébréchées sont directement en lien avec cette incapacité de l'homme à bien distinguer tous les obstacles angulaires situés entre l'évier et le placard. Bing !

Et souvent la femme doit intervenir (« laisse, je vais le faire moi-même »), consciente de la déficience visuelle de son descendant de chasseur.

Ce handicap se vérifie aussi dans le test du frigo. L'homme est capable de trouver des aliments dont il connaît le pré-positionnement dans l'espace, comme les bières ou les glaçons.
 

En revanche, le test de la plaquette de beurre est implacable. L'homme ouvre le frigo. Conscient de l'étroitesse de son champ orbital, il regarde à droite, à gauche, en haut, en bas. Mais du coup, il ne pense pas à regarder au milieu, là où justement se trouve la plaquette de beurre.

Et ne parlons pas de la machine à laver et de sa programmation réservée à des êtres qui voient de près.

L'homme voit loin et c'est ce qui fait sa puissance.
 

Alors devant tant d'évidences, peut-être faut-il cesser d'évoquer le machisme ou la fainéantise dans la réticence de l'homme à faire certaines tâches ménagères au-dessus de ses forces.
 

C'est juste une question de champ visuel inadapté à l'étroitesse du territoire domestique.

Mais il ne faut pas désespérer : maintenant que l'homme ne chasse presque plus, son champ visuel va lui aussi s'élargir. Et un jour, il deviendra enfin l'égal de la femme dans la maîtrise des arts ménagers.

....... Disons dans quelques millénaires.

 

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04 janvier 2012

Les pays baltes : la suite

Je vous avais laissés à Vilnius. C'était ... ben oui, l'année dernière. J'espère que vous êtes en forme pour continuer notre voyage, que les fêtes passées ne vous ont pas mis sur les genoux.

Avant de vous rendre à Riga, capitale lettone, je vous propose de faire un petit arrêt dans un endroit dédié à la religion. Je n'adhère pas spécialement à ce genre de manifestation mais c'est à voir.

croix 1

Il s'agit de la colline des croix. Des dizaines de milliers de croix, petites et grandes, sont plantées là, sur la colline.

croix Z   croix 3

Qu'on soit croyant ou pas, cet amoncellement de croix est impressionnant.

croix 4   croix 5

Une légende nous raconte, qu'un père, auquel l'on avait dit dans son rêve d'installer à cet endroit une croix afin que sa fille puisse se rétablir, le fit. Après le rétablissement miraculeux de sa fille, les gens s'empressèrent d'édifier des croix sur cette colline.

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Cet endroit est associé à l'insurrection contre le pouvoir tsariste russe en 1831. Durant le régime soviétique, cette colline fut constamment un objet de discorde, les croix de fer étaient détruites, celles de bois étaient brûlées, et les autorités tentèrent de raser la colline en question, mais durant la nuit, les gens élevaient toujours de nouvelles croix.

La colline des Croix est alors devenue le lieu symbolique de la lutte anonyme contre l'occupant.

En 2001, ce site fut inscrit sur la liste du patrimoine mondial et spirituel de l'UNESCO.

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L'endroit est, évidemment, devenu un lieu de commerce où les visiteurs peuvent acheter une croix qu'ils planteront sur la colline.

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Je vous invite à compter les croix... Le gagnant recevra ... une photo de moi dédicacée.

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La colline des Croix est située en pleine nature. Allons nous balader un peu...

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 La citation du jour : La douleur et la souffrance sont des croix personnelles. On est toujours seul à les porter. (Dominique Lévy-Chédeville).

 

 

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02 janvier 2012

Jules et Juliette : la rencontre

En décembre, j'ai participé à un atelier d'écriture. Le thème en était "la femme". Vaste programme!

Je vous présente aujourd'hui un des exercices : une série de photos de couples était étalée sur la table; nous devions choisir un couple qui "nous parlait" et expliquer comment ils s'étaient rencontrés.

J'ai choisi des personnes âgées, au bord de la mer, qui regardaient ensemble vers le lointain, dans la même direction. Voici ce qu'ils m'ont inspirés :

Jules et Juliette regardent dans la même direction. Ils regardent s'éloigner ce bateau sur lequel ils se sont rencontrés 65 ans plus tôt. Oh! ce n'est pas seulement celui sur lequel ils ont voyagé incognito mais il lui ressemble beaucoup.

Jules voulait quitter le pays qui entrait en guerre. Il n'était pas question qu'il prenne les armes, lui, le pacifiste, l'amoureux de la vie. Il avait à peine 20 ans. Sa vie ne faisait que commencer. Elle ne pouvait pas finir sur un champ de bataille!

Juliette était plus jeune, à peine 15 ans et elle fuyait, elle fuyait une situation devenue dangereuse, elle était juive. Elle ne voulait pas partir. C'est son père qui l'avait poussée dans le bateau. Ils y étaient montés à deux, avaient cherché un endroit sûr dans lequel elle pourrait voyager, cachée au regard de tous.
Ils avaient découvert l'endroit idéal mais il était déjà occupé par un jeune homme, timide, un peu craintif mais tellement séduisant.

Son père avait hésité mais avait été conquis par la mine foncièrement honnête de Jules. Il lui avait expliqué la situation, lui avait confié sa fille, pour la traversée, pour la vie en fait, car ils ne s'étaient plus jamais quittés.

Bien longtemps après la guerre, ils étaient revenus au pays accompagnés de deux minos. Ils n'avaient, l'un et l'autre, plus retrouvé les leurs mais ils vivaient heureux, main dans la main. Ils regardaient toujours dans la même direction.

Depuis leur retour, chaque année, à la date anniversaire de leur rencontre, ils viennent là, sur le quai et assistent au départ d'un bateau.

Leurs souvenirs voguent, là, sur les flots. Jules enlace Juliette et ils se sentent bien, tous les deux amoureux comme au premier jour. Ensuite, ils retournent chez eux, main dans la main, regardant toujours dans la même direction.

couple_vieux

La citation du jour : L'amour n'est pas seulement un miracle né d'une rencontre; il est, jour après jour, ce que l'on veut qu'il soit. (Martin Gray)

Posté par philippedester à 05:17 - Ecrivons - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]